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La ZAD du Carnet s’invite sur Mastodon

Pour toi ami·e des réseaux décentralisés, la ZAD du Carnet possède maintenant un compte Mastodon !

https://mamot.fr/@zadducarnet

Et pour toi qui ne vois pas ce que c’est, toi qui utilises Twitter, ou Facebook, nous t’invitons à venir jeter un coup d’œil !

Un réseau décentralisé c’est un réseau sans autorité centrale, composé d’acteur·ices divers·es et varié·es, avec chacun·es leurs règles. Mastodon c’est un peu comme Twitter, mais sans Twitter !

Si ça t’intéresse d’en savoir plus, voire de rejoindre, tu peux suivre ce lien : https://joinmastodon.org !

Article lié : « Lettre à celleux qui militent sur les réseaux sociaux ».

Communiqué de la ZAD du Carnet faisant suite aux courriers des élus demandant son expulsion

Nous déplorons le climat de tension actuel qui gronde contre notre occupation et appelons à l’apaisement. Nous sommes ici pour défendre l’île du Carnet contre un projet absurde et destructeur.

Comme le rappellent les élus des communes avoisinantes, le site du Carnet fait partie des premiers sites livrés clefs en main par Macron aux industriels en janvier 2020. Ces mesures du gouvernement qui visent à faciliter l’implantation des industriels, se font au détriment de l’environnement à coups de dérogations préfectorales : d’abord on court-circuite les législations en vigueur, on détruit au plus vite, on bétonne, et puis on réfléchit.

Alors que le territoire regorge de friches industrielles, au Carnet, on compte draguer la Loire, rejeter des quantités hors normes d’arsenic, détruire 116 espèces protégées, acheminer 500 000 m3 de remblais, bétonner 51 hectares de zones humides, pour aménager un parc dit “éco-technologique” régulièrement inondé dès 2030 (1).

Pourtant, à ce jour aucun investisseur ne s’est manifesté pour s’implanter au Carnet.

Alors que nous faisons face à la sixième extinction de masse du vivant (2) ainsi qu’au dérèglement climatique, l’obsession des industriels et de certains élus pour l’artificialisation des zones naturelles est absolument anachronique. Nous ne pouvons plus nous permettre d’artificialiser de nouveaux espaces.

Doit-on rappeler que ces élus qui s’insurgent de la présence d’une Zone à Défendre sur leur territoire, n’ont eu aucun scrupule à imposer un projet d’aménagement sur l’île du Carnet sans consulter, ni même informer leurs populations locales ? Les riverain.es sont pourtant les premier.es impacté.es par les conséquences du projet : afflux de 550 poids
lourds par jour autour de la zone industrielle, pollution accrue dans un estuaire déjà moribond, sans parler du peu d’emplois créés, emplois surqualifiés ou détachés.

C’est bien la mobilisation portée par de nombreux collectifs, associations, riverain.es, depuis plus d’un an maintenant, qui aura permis l’ouverture d’un débat public. L’occupation aura quant à elle, entamé un rapport de force suffisant pour questionner le projet du Grand Port Maritime : aujourd’hui, l’île du Carnet bénéficie d’un répit d’un an, par l’instauration d’un moratoire pour effectuer des relevés faunistiques et floristiques, suite à l’avis défavorable du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel.

En revanche, ce délai d’un an est loin d’être assuré, car le Grand Port conserve toutes les autorisations nécessaires pour réaliser ses travaux d’aménagement. Par conséquent, tant que le projet ne sera pas abandonné complètement, la résistance sera nécessaire. Quoiqu’en pensent les élus, les habitant.es de la ZAD, dans toute leur diversité et leur pluralité, continueront d’occuper les lieux. Nous continuerons de nous battre pour préserver l’île du Carnet, et continuerons d’alerter sur les conséquences de l’industrialisation de l’estuaire de la Loire.

Cependant, nous comprenons que les riverain.es regardent l’arrivée de tant de nouveaux voisins et nouvelles voisines d’un œil sceptique. Nous invitons toutes les personnes se questionnant sur l’intérêt de la présence d’une ZAD, à venir en discuter avec nous, sur place ou lors des marchés et autres évènements que nous organisons, pour avancer vers une cohabitation paisible entre la ZAD et les riverain.es.

La lutte continue,
Nous sommes la Loire qui se défend !


(1) https://stopcarnet.fr/le-projet-du-grand-port/les-risques-de-submersion/
(2) https://www.nationalgeographic.fr/environnement/la-sixieme-extinction-massive-deja-commence

On parle de nous au Sénat !

Hier, on a eu la belle surprise de voir que la ZAD du Carnet devient un débat national :-) !

Au Sénat, lors de la session de questions au gouvernement, la sénatrice de Loire-Atlantique Laurence Garnier, après un petit speech, a posé la question « Quand évacuerez-vous la ZAD du Carnet ? »

On remercie Laurence d’avoir posé la question, nous n’osions pas le faire nous-même…

La réponse de Jean-Baptiste Djebbari, le ministre délégué en charge du transport, est la suivante. Après un récap’ de l’historique du projet :

« Le collectif Stop Carnet mène une contestation de ce projet d’aménagement et organise des manifestations qui ont réunit entre 20 et 200 personnes »
[…l’art des chiffres pour le gouvernement… Nous étions plus de 1000 à la dernière manifestation.]

« et à ce jour, une trentaine de personnes restent sur le site du Carnet »
[on a le droit de rire ? parce qu’ils passent presque tous les jours en hélico pour nous compter et ils savent qu’on est bien plus nombreux que ça :-D]
[à noter que le ministre n’utilise pas le mot ZAD, est-ce que ce mot leur fait peur ?]

« un moratoire d’une année a été annoncé le 4 novembre dernier par le Grand Port Maritime afin de compléter les études déjà réalisées, sans lever l’occupation du site. Raison pour laquelle d’ailleurs le bailleur a déposé plainte à juste raison pour violation de domicile. Le gouvernement appelle au respect du moratoire afin que les freins et les doutes sur le projet soient levés et qu’il puisse se dérouler de façon cohérente dans le respect de l’ordre public. »

Si on comprend bien cette langue de bois – pas très claire – le gouvernement appelle au respect d’un moratoire d’un an qui aurait lieu sans lever l’occupation du site. Sacré nouvelle !
Bon, déjà, on ne croit pas la parole du gouvernement, et puis, on ne risque pas de relâcher la pression.

En attendant la suite, on fini la construction des cabanes pour l’hiver, et on prépare des actions pour qu’on ne nous oublie pas à la fin du confinement…

Voici la vidéo de la question et de la réponse :

Caisse de soutien hivernale à la Zad du Carnet

Le lien vers la cagnotte de la Zad :

Cela fait maintenant plus de 2 mois que nous sommes présent.es sur l’île du Carnet afin de bloquer les travaux et notre installation avance à grand pas. De nombreuses cabanes ont été construites et notre fonctionnement en autogestion progresse !

Depuis le 31 août dernier, la résistance contre la bétonisation en marche forcée s’est implantée au Carnet. Des barricades se sont dressées pour protéger l’île du Carnet contre les ravages au bulldozer qui y étaient programmés.

Cette occupation de l’espace public à l’entrée de l’île du Carnet constitue le dernier recours pour défendre les roselières et leurs habitants de toutes peaux : à écailles, poils ou plumes. C’est toute l’île du Carnet qui a besoin de nous pour la défendre aujourd’hui.

Mais pour que la lutte continue, nous avons encore besoin de vous !

La Zad du Carnet est un lieu de résistance, de résilience et d’accueil pour toutes les personnes qui souhaitent la rejoindre !

Ni l’annonce du report des travaux d’un an par le Grand Port de Nantes Saint-Nazaire ni le confinement n’entament notre détermination à rester sur place pour installer la lutte localement et dans la durée.

L’hiver arrive à grand pas et nos besoins matériels sont conséquents : isolation des cabanes, installation de chauffages des cabanes et construction de nouveaux lieux pour accueillir toutes les personnes souhaitant habiter sur place.

La menace continue et persiste avec notamment l’hélicoptère et des patrouilles de gendarmerie fréquentes autour de la zone.

Nous vous remercions pour la première cagnotte de soutien de la Zad du Carnet qui a recueilli plus de 2500 euros et appelons de nouveau à votre aide !

Cet argent a servi et servira pour faire des impressions, acheter du matériel collectif qu’on n’arrive pas à récupérer et remplir la caisse de solidarité.

Plusieurs façons de nous aider s’offre à vous sur notre site web.

La solidarité est une arme !

Nous sommes la Loire qui se défend !

N’hésitez pas à nous contacter à zadducarnet@riseup.net pour toute question

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Quel que soit le montant, chacun.e peut participer à cette cagnotte. Pas besoin de créer un compte ou de s’inscrire, c’est rapide et les paiements par Carte Bancaire sont 100% sécurisés.

Si tu ne peux pas participer financièrement, n’hésite pas à partager cette cagnotte autour de toi ! Merci les copaines ! à tout bientôt sur zone peut-être !

Un premier pas vers un recours contentieux sur le projet du Carnet

Le 20 octobre 2020, l’association MNLE Environnement, l’association Notre Affaire A Tous, le collectif Stop Carnet ainsi qu’une vingtaine de particuliers ont accompli le premier pas faire le recours contentieux.

Ce premier pas consiste en une lettre adressée au Préfet de la Région des Pays de la Loire  lui demandant de bien vouloir mettre en demeure le Grand Port Maritime de Nantes Saint Nazaire de régulariser les travaux qui ont lieu sur le site du Carnet.

En faisant cette lettre les requérants s’exposent à un refus, ce refus pourra alors être attaqué devant le juge.


La lettre envoyée au préfet

Pourquoi les travaux sur le site du Carnet doivent être considérés comme illégaux ? 

D’une part les travaux ont lieu sans déclaration de projet, au titre de l’article L 126-1 du code de l’environnement, la déclaration de projet est obligatoire afin de définir le projet comme étant d’intérêt général : 

“Lorsqu’un projet public de travaux, d’aménagements ou d’ouvrages a fait l’objet d’une enquête publique en application du chapitre III du présent titre, l’autorité de l’Etat ou l’organe délibérant de la collectivité territoriale ou de l’établissement public responsable du projet se prononce, par une déclaration de projet, sur l’intérêt général de l’opération projetée.”

En l’espèce le projet Carnet rentre bien dans cette définition et comme celui ci ne fera pas l’objet d’un permis de construire une telle déclaration est essentielle. 

En effet le projet étant mené par le Grand Port il est dispensé de procédure au titre du code de l’urbanisme, néanmoins dès qu’un projet a une influence direct sur la qualité de l’environnement, celui ci doit faire l’objet d’une déclaration de projet. Cet acte permet de prévoir les installations et travaux qui auront lieu et donc possiblement d’émettre des contestations en amont de la réalisation. 

Or ce document est introuvable et le grand port lui-même ne semble pas pouvoir répondre aux nombreuses demandes que nous avons faites. 

D’autre part, l’autorisation dérogation espèces protégées a été obtenue pour un nombre d’espèces très faible. Or certaines espèces semblent avoir été mise de côté sans raison, elles seront manifestement impactées par le projet et les mesures ERC mises en place sont clairement insuffisantes. 

Ce sont notamment le campagnol, plusieurs chiroptères, la vipère aspic et 7 espèces d’oiseaux, qui malgré leur protection à l’échelle nationale se verront supprimés ou déplacés sans qu’aucune autorisation à ce titre n’ait été obtenue.

Ces documents sont des pré-requis au commencement des travaux. 

Donc les travaux de biotope, prélude au bétonnage, ont d’ores et déjà commencé dans l’illégalité.

Contacts : 
MNLE Jean Paul Martel : jpmartel44[at]outlook.fr
NAAT Chloé Gerbier : gerbierchloe[at]gmail.com
Collectif Stop Carnet : stopcarnet[at]retzien.fr


D’autres infos sur le recours

Même confiné·es, nous continuons la lutte au Carnet

Depuis le début de la pandémie du Covid-19, les dirigeants capitalistes ont montré leur incompétence. Nous pouvons constater encore plus clairement aujourd’hui avec le confinement que leur société n’est faite que de nombres, de répression, de discipline et d’autoritarisme.

La destruction des milieux naturels a favorisé la transmission de maladies des animaux vers les humain·es. L’économie de flux, basée sur les échanges mondiaux, et la concentration des populations en métropoles a favorisé une diffusion extrêmement rapide du virus. Toutes les décisions gouvernementales ont été pensées avec le but avoué de protéger au maximum l’économie au détriment des personnes les plus vulnérables. Ils ont agi tardivement pour lutter contre le virus et, ce n’est que face au mur c’est-à-dire à l’engorgement des hôpitaux, qu’ils ont pris par deux fois la décision du confinement.

Et quel confinement? En choisissant de garder les écoles ouvertes, un des principaux vecteurs de transmission du virus, dans l’objectif de permettre aux parent·es de continuer à travailler, les dirigeants montrent leurs vraies priorités. Bien installés dans leurs maisons bourgeoises, ils préfèrent ignorer les conséquences du confinement pour les personnes vivant dans des quartiers populaires, les personnes isolées, précaires, âgées, victimes de violence ou de discrimination, sans ressources, etc.

C’est pourquoi nous ne mettrons pas en pause nos luttes avec le confinement. Au contraire, cette pandémie nous renforce dans nos convictions anticapitalistes, féministes, LGBTQIA+, anticoloniales et écologistes. Concrètement, en empêchant un grand port de s’agrandir et la bétonisation de l’île du Carnet, nous espérons être un des nombreux cailloux qui enrayera l’engrenage économique.

Depuis la Zad du Carnet, nous essayons également de construire collectivement un avenir plus souhaitable contre toutes les formes d’oppression en discutant, en construisant et en inventant de nouveaux imaginaires.

Si l’État décide de nous expulser pendant le confinement, il montrera en nous dispersant, comme pour la Zad de la Dune, que la lutte contre le Covid-19 n’est pas sa priorité et qu’il utilise des prétextes de santé publique pour étouffer les luttes sociales et écologiques.

Si vous vous reconnaissez dans ces valeurs et ce discours, venez vivre au Carnet pour le confinement et après. Si vous le pouvez, venez avec vos tentes, vos camions, vos couchages, du matériel de construction et de la nourriture. Nous avons également des cabanes chauffées, des espaces en mixité ou en mixité choisie pour vous accueillir. Nous réfléchissons et réfléchirons collectivement à comment vivre ensemble en perturbant le moins nos copain·es les animaux et les plantes de l’île du Carnet.

Si vous le pouvez et que le coeur vous en dit, ne restez pas confiné·es dans des petits appartements au milieu de villes surpeuplées et venez profiter de 400 hectares de liberté avec nous.

A bientôt,

Des habitant·es de la Zad du Carnet

Lettre des roselières en lutte au Carnet

Bienvenue à tou.te.s sur l’infolettre de la ZAD – Octobre 2020

— DES NOUVELLES DE L’OCCUPATION ET DE LA LUTTE –

L’occupation

L’occupation sur le site du Carnet se structure depuis le mois de septembre ! Le site comprend désormais un stand info/accueil devant les chicanes, un atelier de réparation de vélos, un stand cuisine, un espace en mixité choisie avec une cabane en construction, une tente d’infokiosque « Chez Mamie Zad », une cabane collective, des espaces de vie et de dodo. Tout cela est agrémenté de superbes banderoles et panneaux de toutes les couleurs ! Les lieux de vie et de lutte se structurent petit à petit. L’objectif est d’empêcher l’entrée d’éventuels bulldozers, de la gendarmerie mobile et de tentatives d’accostages de la gendarmerie qui menaceraient les occupant.e.s.

La pression policière reste importante et nous mettons en place des outils de communication et d’action juridique pour y résister. Nous aurons besoin de soutien pour prendre en charge collectivement les amendes des copaines qui en ont eu injustement…! (cagnotte en ligne ?)

L’organisation collective elle-aussi se construit avec des AG et des réunions de groupes qui permettent de coordonner la vie collective : logistique, commodités, lien avec les voisin.e.s et la lutte contre toutes les formes d’oppressions.

Malgré le froid et l’humidité qui s’installe, nous restons motivé.e.s à occuper le site. Les repas près du feu, les instruments de musique et les chansons rythment nos soirées.

La lutte politique

De nombreux groupes et associations se sont aujourd’hui placés en soutien à la lutte, localement et nationalement. Le relais médiatique est très important jusqu’à mettre en doute les associations environnementales locales (Bretagne Vivante, la LPO, France Nanture Environnement et SOS Loire Vivante) sur leur ancien positionnement. Celles-ci ont publié une tribune où elles présentent à demi mot leur opposition au projet (visible ici). EELV national s’est également positionné en opposition au projet (voir ici).

Le terrain juridique

Sachant l’avancement du projet, les recours contre le projets sont pour la plupart trop tardifs pour ralentir la réalisation des travaux. Cependant, le Mouvement National de Lutte pour l’Environnement (MNLE) et Notre Affaire à Tous devraient publier le 20 septembre un recours au fond sur les travaux du projet. D’autres pistes sont à l’étude ! A suivre…

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— PROCHAINES DATES —

OCTOBRE

Week-end du 24 et 25 octobre : Soirée estuaire. Présentation de ressources sur l’île du Carnet à travers des cartes d’implantation de la faune et la flore, présentation du projet du GPMSN, retour sur le Village Du Peuple.

À Nantes :


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— PUBLICATIONS RÉCENTES (de nous et/ou des copaines) —

Appel local aux collectifs copains à soutenir la mobilisation

Appel national à rejoindre l’estuaire de la Loire

Article sur l’évacuation du Village Du Peuple (Basta mag ou Reporterre)


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— NOS ARTICLES PRÉFÉRÉS —


Accéder au bassin versant – TERRESTRES

“Un bassin-versant est quelque chose de merveilleux à prendre en compte : ce processus (pluie, cours d’eau, évaporation des océans) fait que chaque molécule d’eau sur terre fait le grand voyage tous les deux millions d’années. La surface est sculptée en bassins-versants – une sorte de ramification familiale, une charte relationnelle et une définition des lieux. Le bassin-versant est la première et la dernière nation dont les limites, bien qu’elles se déplacent subtilement, sont indiscutables. Les races d’oiseaux, les sous-espèces d’arbres et les types de chapeaux ou les habits de pluie se répartissent souvent par bassins-versants. Pour le bassin-versant, les villes et les barrages sont éphémères et ne comptent pas plus qu’un rocher qui tombe dans la rivière ou qu’un glissement de terrain qui bouche temporairement la voie.” (à retrouver en intégralité ici)

Les 78 sites clefs en main de Macron – INDYMEDIA

“Le 20 janvier dernier au Château de Versailles, le président Macron accueillait lors du sommet « Choose France » 200 grandes fortunes industrielles, dont les PDG de Total, Coca-Cola, Netflix ou encore General Electric. Le projet est simple : les inviter à participer à la « reconquête industrielle » des territoires français en leur offrant douze sites dits « clés en main ». En clair, offrir un « prêt-à-construire » au nom de l’attractivité et de la compétitivité. L’idée est de court-circuiter les procédures environnementales pour permettre aux industriels d’implanter leurs projets rapidement et à moindre coût. Notre environnement est encore une fois bradé aux patrons” (à retrouver ici, article plus complet sur actu-environnement mais en accès limité, à retrouver ici)


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– ZOOM SUR UNE ESPÈCE OCCUPANTE avec nous SUR LA ZONE –


Le Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus)

Ces individus fréquentent les zones humides. Il est en danger d’extinction en France du fait notamment de la chute des habitats humides depuis le début du XXème siècle et au niveau local quasi menacée suite aux destructions des roselières sur l’estuaire de la Loire.

Cet oiseau se retrouve souvent en groupe après la période reproductive dans les roselières et chante un gazouillis assez typique, qui crée une ambiance sonore palpitante ! Lorsqu’il chante, il étale largement sa queue et met ainsi en évidence les bords blancs contrastant avec la partie centrale noire. Il est identifiable grâce à son chant typique ainsi que par le masque noir des mâles lorsqu’il est perché sur les branches des phragmites (roseaux). En période hivernale, où des populations nordiques viennent séjourner en France, on trouvera les individus de cette espèce aussi en zones agricoles (prairies et cultures). Il apprécie les insectes, araignées, mollusques, crustacées et graines des phragmites notamment. Le vol du bruant est ondulant quand il évolue au-dessus de la phragmitaie.

Rejoins le chantier enchanté en mixité choisie à la clairière !

Le chantier enchanté du Carnet, c’est le début d’un projet de cabane en mixité choisie à la Clairière sur le site de la Zad. La cabane sera construite par les minorités de genre. Nous appelons donc toutes les femmes, les personnes non binaires, les personnes transgenres à nous rejoindre.

L’objectif de la mixité choisie sur le chantier est de s’approprier des savoirs et savoirs-faire autour de la construction, de se transmettre nos connaissances mutuelles en apprenant ensemble sans masculinité toxique et sans jugement.
L’objectif de la mixité choisie dans cet espace est de bénéficier d’une certaine zone de confort et d’un lieu d’organisation de luttes intersectionnelles (anti-sexisme, anti-racisme, anti-homophobie, anti-transphobie,…).

Nous appelons aussi aux dons de matériaux : palettes, bois de charpente, tôles, isolants, bâches, chevrons, tasseaux, fenêtres, porte, OSB, poutres, visserie. Si tu as des outils, n’hésite pas à en amener aussi (visseuse, perceuse sur batterie car pas d’électricité).

Au-delà de la construction, c’est aussi l’occasion pour toi de découvrir la Zad Du Carnet et ses luttes.

Infos pratiques : il y a un terrain pour les tentes, un parking pour les voitures et les camions et un dortoir. Il y a des fringues chaudes si tu en manques. Les repas s’organisent collectivement, mais n’hésite pas à ramener de la bouffe.

On a besoin de toi, tes envies, tes blagues, tes lectures, tes idées, tes mains et ton smile !

Besoin de soutien à la Zad du Carnet

Après cette semaine chargée en expulsions et dure émotionnellement et physiquement, la Zad du Carnet demande des soutiens importants sur place dès vendredi 16 octobre matin.

L’hélicoptère de la gendarmerie est passée de nombreuses fois au-dessus de la zone, dont une fois à 20h30 aujourd’hui, et le déploiement en gendarmes mobiles dans les environs est impressionnant. Plus de 300 gendarmes pour l’expulsion du Village du Peuple et la manifestation de soutien à Saint-Nazaire de ce jeudi 15 octobre à 18h a été très surveillée : gendarmes mobiles, bac, etc.

Des chantiers constructions pour finir la nouvelle cabane collective sont prévus ce week-end.

Pour être tenu au courant en cas d’expulsion, un article mis à jour très régulièrement sera publié sur ce site internet.

Pour toute information concernant la présence de gendarmes ou toute question, n’hésitez pas à contacter zadducarnet[at]riseup.net.

La caisse de soutien en ligne est lancée !

La mobilisation pour défendre l’île du Carnet génère des frais, que ce soit sur la zone occupée, pour la communication ou juridiquement. Une cagnotte pour supplémenter les dons directs faits à Stop Carnet vient d’être lancée en ligne, n’hésitez pas à la diffuser, ou à donner si vous en avez les moyens !

Tous les gestes de soutien sont les bienvenus et le financier en est un parmi d’autres, vous pouvez aller suivre les besoins concrets du moment sur zone sur la page “nous soutenir“, ou nous contacter pour plus de précision (zadducarnet@riseup.net) !

Les aides logistiques (mise à disposition de camion, d’eau ou de matériels de construction) ou présentielles sont toujours les bienvenues. Lien vers la cagnotte :