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Fêtons le printemps le 21 mars à la ZAD du Carnet !

Confinement, couvre-feu, lois liberticide, renforcement autoritaire de l’État… Après une année bien morne nous pouvons sentir de partout le printemps arriver, et avec lui un vent vif de révolte et d’émancipation ! Viens fêter son arrivée le 21 mars à la ZAD du Carnet :

Détails des événements :

Dimanche 21/03 à partir de 10h30 : accueil, stand d’information, café/thé…

11H : répartition dans les différents chantiers : mezzanine, potager, barricades… (ramenez vos outils et vos plants/graines!)


Repas collectif : pizzas au four à bois et + (rapportez vos ingrédients préférés !)

16h : chorale (chants militant) ou balade sur la zone naturelle à la découverte de la faune/flore et de la lutte au Carnet !

Si tu comptes rester pour la soirée il y a de la place dans les sleepings collectifs pour y passer la nuit ! Sinon tu peux prendre ta tente !

JAM SESSION (tu peux ramener ton instrument)

VENIR C’EST BIEN, RESTER C’EST MIEUX ! Si tu souhaites rester pour plusieurs semaine tu es le/la bienvenue à la ZAD du Carnet ! Plus d’infos sur https://zadducarnet.org/index.php/venir-nous-rejoindre/

Ouin-ouin les élus ou comment les élus font ouin-ouin depuis 6 mois pour ne pas parler du projet du Carnet

Alors que nous sommes en crise sanitaire, sociale et économique depuis 1 an, que la précarité et les inégalités augmentent partout, que la pollution de l’air tue 40 000 personnes par an, que l’estuaire de la Loire souffre de 22% de taux de cancers en plus que la moyenne nationale, que les scientifiques nous alertent sur les conséquences désastreuses de l’artificialisation des sols et des zones humides, du dérèglement climatique et de l’effondrement de la biodiversité : les élus locaux font ouin-ouin depuis 6 mois pour faire expulser la ZAD du Carnet.

Liste non exhaustive de ouin-ouin :

  • Lettre à Emmanuel Macron – Plainte devant le tribunal administratif
  • Manifestation illégale devant la préfecture pour faire expulser la ZAD et être reçus par le préfet alors que les ordonnances d’expulsion avaient déjà été transmises à la ZAD-
  • Plainte pour menaces de mort et injures pour un petit tag sarcastique “les élu.e.s brûleront” sur un panneau de signalisation et imputation des faits à la ZAD du Carnet alors que plusieurs centaines de personnes étaient présentes lors de la manifestation CARNA’ZAD et que ces tags sont des actes individuels
  • Demande de protection judiciaire (quel gaspillage d’argent public… c’est le Carnet qui a besoin de protection, pas les élus).
  • Déplacement de la présidente de Région (et également présidente du conseil de surveillance du grand port) Christelle Morançais à Saint-Viaud pour apporter son soutien aux maires

Rappelons que les 116 espèces protégées qui risquent d’être détruites par le projet de zone industrielle du Carnet soutenu par les élus ne sont, elles, pas mises sous protection judiciaire.

La ZAD du Carnet fait pourtant le travail que les élus ne font pas, à savoir :

  • faire l’éclairage médiatique sur le projet destructeur du Carnet, qui aurait été réalisé en catimini si la ZAD n’avait pas occupé le site
  • sensibiliser les riverain.e.s aux conséquences du projet
  • empêcher le projet de zone industrielle du Carnet de pouvoir se faire
  • empêcher la destruction de 116 espèces protégées, de 110 ha de zone naturelle dont 51 ha de zones humides- empêcher la circulation de 2000 véhicules légers et 550 poids lourds par jour supplémentaires autour de la zone
  • empêcher une coquille vide sans investisseur d’être construite en zone inondable
  • accueillir sans condition les personnes précaires, broyées ou exclues par le système que les élus perpétuent
  • proposer des alternatives politiques inclusives, de l’éducation populaire et des modes de vies plus résilients face aux enjeux écologiques

Alors pourquoi les élus font-ils autant ouin-ouin devant les tribunaux, auprès d’autres élus , dans les médias et auprès du préfet ?

Les ouin-ouin permanents des élus sont une stratégie politique.

Parce qu’ils aiment se plaindre sans prendre leurs responsabilités

  • Pour stigmatiser la zad et ses habitant.e.s et discréditer la lutte du Carnet
  • Pour ne pas parler du projet du Carnet, de l’illégalité du projet et de ses conséquences
  • Pour mettre en avant leur ego et leur besoin permanent d’autorité et de supériorité

Pas de projet de zone industrielle au Carnet = pas de ZAD.

Au lieu de perdre leur temps et énergie à faire ouin-ouin, les élus devraient les utiliser pour sensibiliser leurs administré.e.s au projet et organiser une consultation des principaux.ales concerné.e.s. : la population locale.

Les élus n’ont pas à imposer quelconque projet destructeur sans concertation.

Stop aux ouin-ouin, stop au projet du Carnet.

Lettre aux voisin·e·s de la ZAD du Carnet

La ZAD et ses habitant·e·s font ces dernières semaines l’objet d’une campagne de diffamation et désinformation mensongère, par les maires de Frossay et Saint-Viaud, le Département et le Port, que nous dénonçons.

Vous y êtes instrumentalisés dans les médias pour justifier une expulsion imminente de la ZAD par des élus qui n’ont que faire de vos conditions de vie lorsqu’il est question, au nom du « dynamisme économique », de vous imposer sans concertation ni information un projet industriel bien plus nuisible.

Malgré nos modes de vie différents, nous sommes particulièrement attentif·ve·s à limiter les nuisances sur notre environnement et notre voisinage (vous nous avez peut-être déjà croisé ces dernières semaines à ce sujet). Ce n’est pas contre vous que nous nous battons, nous sommes ici pour défendre l’île du Carnet contre un projet absurde et destructeur. Nous déplorons le climat de tension actuel qui gronde contre notre occupation et appelons à l’apaisement.

Alors que le territoire regorge de friches industrielles, au Carnet, on compte draguer la Loire, rejeter des quantités hors normes d’arsenic, détruire 116 espèces protégées, acheminer 500 000 m3 de remblais, bétonner 51 hectares de zones humides, pour aménager un parc dit “éco-technologique” régulièrement inondé dès 2030. Vous trouverez au verso une réponse de nos camarades de Stop Carnet concernant les divers mensonges en cours.

En se focalisant sur les nuisances des zadistes, les élus locaux détournentl’attention des fortes nuisances du projet qu’ils défendent (les centaines de camions journaliers prévus par le projet et la pollution accrue dans l’estuaire seront bien plus nuisibles que quelques zadistes) en total manque de transparence vis à vis de vous citoyen·e·s de leurs communes.

La lutte continue,

Nous sommes la Loire qui se défend !

Surf-Parc de Saint-Père-en-Retz (44) : Procès politique, jurisprudence fasciste ?

Surf Park de Saint Père en Retz (44) : Le 23 mars 2021 à Saint-Nazaire aura lieu le procès des victimes d’une expulsion illégale et violente par une milice, pilotée par des élus locaux et la FNSEA 44 et couverte par la gendarmerie.

Vous avez bien lu, les victimes seront sur le banc des accusé·es. Voici le résumé des faits dont une version longue est disponible ici :

#SurfPark : IMPUNITÉ D’UNE MILICE ET INVERSION DES RÔLES avec inculpation des victimes – Récit du 20 juillet 2019 et du précédent dangereux qu’il créé en France

Le procès du 23 mars à Saint Nazaire est un point de bascule potentiel. Il scellera l’avenir de nos luttes bien au delà du niveau local. S’il créé un précédent pour l’impunité milicienne, nous risquons de vivre de nombreuses scènes comme celle du 20 juillet dans nos luttes.

LeTwittosAnonyme (@needhelpubberp1) March 4, 2021

Le matin du 20 juillet 2019, des bénévoles installent le festival Zap la vague sur le champ menacé par le projet de Surf Park de Saint Père en Retz. Si rien n’est tenté, les travaux commenceront dès l’automne suivant. Il faut donc occuper les lieux.

Soudain près d’une quarantaine de personnes suivies de trois tonnes de lisier font irruption à l’entrée opposée du champ. Certaines sont armées de bâtons et de marteaux. Des élus locaux sont présents dans les rangs de ce groupe de riverain·es et d’agriculteurs devenu milice.

Présente sur les lieux depuis le petit matin, la gendarmerie leur cède le passage malgré l’évidence de leur projets. Durant dix minutes, cette proto-milice se déchainera sur les bénévoles qui tentaient d’empêcher le pire, dans la panique, avec les moyens du bord. C’est une avalanche d’invectives, de menaces et de coups qui s’est abattue sur les opposant·es au projet de Surf Park.

Nous préparions un week-end de résistance festive, pas une bataille rangée. Nous n’étions pas là dans un but d’affrontement.

Pourtant, le 23 mars, quatre de nos camarades comparaîtront devant le tribunal de Saint-Nazaire sous les chefs d’accusations suivants :

  • occupation illicite d’un terrain en vue d’y établir son habitation, même de manière temporaire;
  • trois d’entre eux devront répondre de violences volontaires avec menace ou port d’une arme en réunion sur quatre riverain·es. Seule une victime, qui a eu un doigt luxé, justifie de plus de 8 jours d’ITT. Les autres sont inférieures à 8 jours.

Nous récusons en bloc les accusations de violences volontaires en réunion. Nous étions dans une posture de défense face à une agression notoire : la volonté de nuire à l’intégrité physique de tous nos soutiens était transparente.

Quand au milieu du champ du projet de Surf Park, nous les avons bloqués à un portail, nous avons tenté dans un premier temps de discuter avec eux, tout en enjoignant vivement les gendarmes d’intervenir. Ils tenteront malgré tout de forcer notre barrage improvisé en nous fonçant dessus avec un tracteur qui menacera plusieurs fois d’écraser des camarades! Les gendarmes qui filmaient la scène du haut du terrain n’interviendront finalement qu’au bout de 10 minutes!

Ces violences ont été encouragées par les élus locaux de Saint-Père et de Frossay (concerné par la lutte du Carnet) présents dans le groupe de miliciens, ainsi que par la FNSEA 44 qui avouera avoir aidé à l’organisation de cette expulsion illégale.

Et que dire de la responsabilité de la gendarmerie et de la chaîne de commandement qui a couvert une expulsion illégale et une volonté manifeste d’affrontement d’une milice armée?

C’est parce que la force publique a refusé de s’interposer que ces heurts ont éclaté. Pourtant, les bâtons, marteaux et tracteurs, armes par destination s’il en est, indiquaient clairement les intentions des pro-Surf Park. Les témoignages d’agriculteurs dans le dossier d’accusation et l’intervention filmée d’un élu local sont également explicites : ils/elles étaient venus le 20 juillet s’occuper par eux-mêmes de l’expulsion du festival de résistance!
Pire, le PSIG et la brigade de Pornic ont carrément fait front commun avec la milice plus tard dans la journée en avançant d’un bloc vers le site du festival.

Or, ni les riverain·es qui ont pris part à ces exactions, ni les élus locaux, ni même la gendarmerie ou sa chaîne de commandement ne sont inquiété·es.

Des plaintes ont été déposées par notre partie et elles sont jusqu’à aujourd’hui restées lettres mortes. Il n’en est même pas fait mention dans la procédure qui se révèle être totalement à charge :

  • Le procureur de la République fait l’impasse sur les manquements des élus comme ceux de la force publique, ce malgré les preuves solides et les témoignages que nous avons apportés.
  • Le qualificatif «en réunion» ajouté au chef d’accusation de violences volontaires donne un tour plus grave encore aux accusations portées à notre encontre. Il permet de tenir chaque prévenu comme responsable des faits de violences, même s’il n’y ont pas pris part!

Ce qui attend nos camarades le 23 mars, c’est un procès politique. Le but est de museler l’action de Terres Communes et de tous les collectifs en lutte partout en France.

Si ce procès devait aboutir à des condamnations, il pourrait faire jurisprudence. Des groupes auto-légitimés pourraient alors expulser ou participer à l’éviction de tous types d’occupations : terres menacées, usines démantelées, amphis occupés, blocages de route, mais aussi campements de personnes exilées et de Rroms, squats de précaires, groupes de jeunes en bas des immeubles…

L’irruption de milices sur nos luttes n’est pas chose nouvelle, mais la complicité assumée de la représentation de l’État, comme l’entêtement du procureur à fermer les yeux sur ces faits, sont deux points particulièrement inquiétants.

A l’heure où le politique instrumentalise les peurs et polarise à outrance les débats, nous y voyons un péril de premier ordre.

La terreur milicienne s’ajoute au répertoire déjà trop long des réponses de l’État face aux urgences climatique et sociale.

Notre meilleure arme est notre solidarité!

Mobilisons-nous en soutien aux inculpés!

Rendez-vous mardi 23 Mars 2021

devant le tribunal de Saint-Nazaire

13h Pique-nique

14h Rassemblement

Plus d’infos sur : https://terres-communes.zici.fr/opposition-au-projet-de-surf-park-de-saint-pere-en-retz/

Contact : terrescommunesretz@gmail.com

Appel à soutien de la ZAD de la Colline

ÉVACUATION MI-MARS – LES JOURS DE LA ZAD SONT COMPTÉS !


Dans quelques semaines, la ZAD sera attaquée. Nous avons appris aujourd’hui que l’État et la Justice ont fait le choix de donner raison aux détendeurs de la propriété privée face au désastre écologique de LafargeHolcim. La police sera en droit de nous évacuer à partir du 16 mars. Mais nous resterons sur la colline : car nous ne croyons pas à une justice qui soutient un mo-dèle de société insoutenable. Si cette colline leur appartient sous certaines formes juridiques, nous appartenons à la colline depuis plus de 4 mois. Nous connaissons la colline et ses vivants que nous cherchons à défendre. 🦋🌼🗻**Nous sommes de celleux qui la peuple, comme les Celtes avant nous, les orchidées ou toutes les espèces que nous croisons au quotidien, chamois, souris, sangliers…** Aujourd’hui, main dans la main, les grandes multinationales, la Justice et l’État de Vaud s’allient pour faire taire des voix alternatives qui osent dénoncer la catastrophe écologique locale et mondiale documentée, et s’y opposer. Cette image de la coalition politico-économicorepressive, nous l’avions déjà en tête depuis longtemps. Nul n’est assez dupe pour encore croire que les gouvernements, ou la justice sont à la hauteur de la catastrophe.

Il ne nous reste plus beaucoup de semaines avant que la police ne se présente devant les barricades pour éteindre notre présence. Nous résisterons à leur force, avec notre présence belle et colorée à l’inverse de la Terre grise et inerte qu’ils nous préparent. 🌄✊🏽🔥
Votre soutien et votre solidarité sont et seront notre moteur. Nous vivons une période charnière pour l’écologie : la lutte sera longue et hasardeuse mais il est inenvisageable d’abandonner face à la catastrophe sociale et écologique en cours. La colline est la première, notre ZAD sera la Terre entière ! 💫🌏

Voici comment nous soutenir, dans le respect des normes COVID19 établies plus haut:
• Amener de la nourriture et des conserves qui se gardent lorsque nous serons encerclé-e-x-s par la police
• Venir nous faire à manger un midi ou un soir (avec masques), car nous sommes épuisé-e-x-s et avons besoin d’aide pour le quotidien
• Nous amener de l’eau ou nous aider à remplir nos bidons d’eau, ou nous amener plus de récipients pour le stockage d’eau
• Nous aider à construire différentes choses
• Nous amener bottes de paille et autres affaires, déguisements, tissus qui nous ren-dront magnifiques lors de cette évacuation, car nous ne voulons ni céder à la tristesse de leur monde, ni partir sans montrer notre attachement au lieu
• Venir faire des trucs beaux sur la ZAD : actuellement, des artistes projettent une mise à l’enquête pour l’extension de la ZAD sur la carrière en entourant la zone par des gros ballons : vous aussi, amenez votre art pour symboliser notre joie, notre et votre amour de la colline ! Hésitez pas
• Immortaliser ce lieu, ses souvenirs, en venant filmer, prendre des photos, enregistrer des interviews
• Un soutien psychologique professionnel pour cette période extrêmement dure et stressante
• Toute autre idée de soutien, écrivez-nous.
• … Et habiter avec nous quand la situation sera très critique: d’ici là, gardez vos forces ! Si vous souhaitez nous rejoindre, comme d’habitude, prenez vos tentes, ici nous gardons nos distances et faisons particulièrement attention au COVID19 dans les lieux communs comme la cuisine en nous désinfectant et en portant des masques.

Tout cela au respect des mesures COVID19 pré-établies, pour notre et votre santé. On vous aime, merci pour votre soutien !  Notre lutte est belle, pas comme l’absurdité de leur monde à la dérive… Ensemble nous créons là où ils détruisent !

N’hésitez pas à contacter sur les_orchidees@riseup.net ou au +33 7 58 90 88 51.

Appel à témoignages de soutien à la ZAD du Carnet

La ZAD du Carnet lance un appel à témoignages. Peu importe la forme d’expression, (quelques lignes, une chanson, un dessin, une image, une banderole…) !

Que tu sois zadiste, de passage à la ZAD, riverain, soutien… Si tu t’es rendu compte que la ZAD n’a rien à voir avec la ZAD des médias, témoignes de ton expérience / ton ressenti de la ZAD du Carnet, la richesse de la lutte et de la vie sur la zone. Pourquoi tu tiens à la ZAD et ne veut pas qu’elle soit expulsée.

Qu’est ce que la ZAD a changé pour toi ?

Comment tu vois la ZAD ? (même si tu penses qu’ils sont bizarres mais gentils)

Qu’est ce qui t’as emmené sur la ZAD ? et à y rester ?

Envoies (par mail, facebook, …) ou apportes nous tout ça avant lundi 15 mars ! Mais tu peux quand même nous envoyer tes soutiens après ! 🙂

Situation juridique de la ZAD (pour faire le point légal lié aux expulsions)

mis à jour le 18/02/21

La ZAD du Carnet s’est implantée le 31 août sur l’ancienne île du Carnet.
Elle se trouve jurdiquement sur deux type de propriétés :

  • en rouge : les terrains qui appartiennent au Grand Port de Saint Nazaire et/ou à l’État et gérées par le Grand Port de Nantes Saint-Nazaire
  • en jaune : la D177 appartenant au département
Carte schématique de la zone

Trois affaires sont en cours actuellement pour demander l’expulsion de la ZAD :

  • la première est une procédure lancée par les maires de Frossay et Saint-Viaud (les deux communes sur lesquelles est implantée la ZAD) ainsi que par le gérant de la société les Portes de l’Atlantique (le port à sec qui se trouve juste à côté de la ZAD). Les maires ont demandé au préfet d’évacuer la zone en septembre. Devant l’absence de réponse de l’État, ils ont lancé une procédure en référé au tribunal administratif de Nantes pour demander à l’État d’intervenir. L’audience a eu lieu le 4 février 2021. Le rendu de l’audience devait être rendu sous 10 jours. Contactée le 16 février pour avoir des nouvelles, la greffière du tribunal des référés nous a indiqué que « pour des raisons personnelles, le magistrat s’occupant de l’affaire n’est pas présent actuellement et que le rendu ne sera pas donné avant la semaine prochaine ».
  • la seconde procédure est celle lancée par le Grand Port de Saint-Nazaire. Il a demandé un constat d’huissier sur l’occupation du site qui a été faite le 23 janvier 2021.
    Un huissier est venu aux deux entrées de la zone le 10 février pour délivrer une ordonnance du tribunal judiciaire de Saint-Nazaire qui ordonne l’expulsion des occupants des parcelles appartenant ou gérées par le grand port (les parcelles de l’île du Carnet)
  • la troisième procédure est lancée par le département pour l’évacuation de la route départementale. Le constat d’huissier a été fait le 10 février 2021. Aujourd’hui, le 16 février 2021, un huissier est venu à l’entrée principale de la ZAD accompagné d’une quarantaine de gendarmes mobiles pour remettre l’ordonnance d’évacuation de la route départementale D177.

Pour conclure, depuis le 10 février les terrains appartenant au Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire sont expulsables et depuis aujourd’hui 16 février l’intégralité de la zone est expulsable.

Alerte : Expulsion confirmée au Carnet

Édition 10/02/2021 : On a eu la joie ce matin de se faire réveiller par l’huissier accompagné des méchants. On nous a remis l’ordonnance d’expulsion.

Le 4 février dernier, les élus locaux et le gérant du port à sec ont mis en demeure la préfecture pour réclamer l’évacuation de la ZAD du Carnet, lors d’une audience en référé au tribunal administratif de Nantes. Le délibéré est attendu d’un jour à l’autre.

Après 5 mois de pression des flics, des fafs, des maires qui attendent leur chèque, des médias qui nous salissent, cette fois-ci ils pensent enfin pouvoir nous mater.
On a de fortes raisons de penser que le rendu sera en notre défaveur et va ordonner notre expulsion. On s’attend à une intervention des flics dans les prochains jours. On a donc besoin de soutien moral, humain et matériel !

N’attendons pas leur délibéré pour nous organiser ! Si tu veux défendre la ZAD du Carnet : c’est maintenant ou jamais !

On a surtout besoin de monde sur place mais nous soutenir à distance est aussi possible : n’hésitez pas à monter votre collectif de soutien dans votre localité, organiser des actions en solidarité (collecte de matos, caisses de soutien), etc. Pour nous contacter, écrivez à zadducarnet@riseup.net.

Tant que le projet de zone industrielle au Carnet ne sera pas abandonné complètement, la résistance sera nécessaire ! Nous continuerons de nous battre pour préserver l’île du Carnet, et continuerons d’alerter sur les conséquences de l’industrialisation de l’estuaire de la Loire.

La lutte continue !

✊ Nous sommes la Loire qui se défend ! ✊

La liste de nos besoins est disponible par ici : https://airtable.com/shrxU9GW36SYz4mSU/tblXcqc92tEkbbikh
Les infos pratiques pour se rendre sur la ZAD, c’est par là : https://zadducarnet.org/index.php/venir-nous-rejoindre/
Nos arguments contre le projet industriel du Carnet et l’historique de la lutte : https://zadducarnet.org/index.php/2021/01/27/nouvelle-brochure-sur-le-projet-industriel-du-carnet/
Le dernier communiqué de presse de la ZAD : https://zadducarnet.org/index.php/2021/01/31/rebondissement-a-la-zad-du-carnet-les-elus-contre-attaquent/

Appel aux naturalistes en lutte/militants

Résumé : Nous lancons un appel à des naturalistes en lutte ou militant.es pour venir nous rencontrer sur le site de la Zad du Carnet dans le but d’approfondir ensemble nos connaissances sur le riche écosystème de l’île du Carnet.


Le 30 octobre dernier, le CSRPN (Conseil scientifique régional du patrimoine naturel de la région des Pays de la Loire)  a émis un avis défavorable à la réalisation du projet du Grand Port de Saint Nazaire sur l’Ile du Carnet.Le Conseil souligne en particulier que les études préalables aux travaux datent de plus de dix ans : “Des données récentes manquent aujourd’hui concernant l’état du site.” Il a annoncé que les objectifs décrits dans le dossier du Grand Port sont mal définis ou imprécis. “La plupart des intitulés sont de vagues intentions de gestion […] dont la finalité est trop vague pour constituer un véritable programme de conservation d’espèces ou d’habitat, précise le Conseil. On perçoit les intentions, mais il manque des objectifs qui ne soient pas seulement généraux et qui permettent de se projeter sur une vision écologique du site à moyen terme, et de juger de la cohérence de l’ensemble des actions.” Il ajoute : “Le travail réalisé réduit souvent le plan degestion à un programme de mise en conformité avec les obligations de compensation.

Les dernières études effectuées en 2008 et en 2012 mentionnaient au moins 116 espèces protégées, dont notamment sept sortes de chauves-souris, cinq espèces de reptiliens ou encore 93 espèces d’oiseaux. Sur le site du Carnet, 110 hectares seront bétonnés et 285 hectares seront utilisés pour une zone dite “compensatoire”. 

Si l’avis du Conseil scientifique n’est que consultatif, il est plus stratégique médiatiquement pour le Grand Port de revoir sa copie, pour verdir en surface le projet. Dans un communiqué, en novembre, il a annoncé un moratoire d’un an, le temps de réaliser une nouvelle étude floristique et faunistique. 

Loin de se satisfaire des conflits d’intérets relatifs à la venue potentielle d’experts mandatés par l’État ou le Grand Port et afin de conserver notre pouvoir décisionnaire, nous invitons des naturalistes indépendant·e·s/militant·e·s à venir nous rencontrer.

Nous lançons cet appel car nous souhaitons approfondir nos connaissances sur les écosystèmes aux alentours, dans le but de défendre ces lieux de vie de manière adéquate. 

N’hésitez pas à nous contacter à cette adresse zadducarnet@riseup.net, pour venir observer, vous balader sur la zone et échanger avec nous.

Documentation :
https://zadducarnet.org/index.php/2021/01/27/nouvelle-brochure-sur-le-projet-industriel-du-carnet/

Nouvelles péripéties sur l’estuaire de la Loire

Coucou ! Les copaines du Carnet ont besoin de soutien extérieur ✨💛

Les derniers jours sur ZAD ont été chargés émotionnellement pour celleux qui vivent sur place ou soutiennent activement l’occupation. Une attaque de fafs a eu lieu le we dernier sur le parking de l’entrée faisant deux blessé.e.s (ielles vont mieux). Hier après midi 8 fourgonnettes de gendarmerie aidées du PSIG et d’un hélico
expulsaient avant le rendez-vous de l’huissier le squat de Paimboeuf, où 7 personnes se
trouvaient et se sont faites interpellées. Elles ont été placées en garde à vue.

Tout ceci se passe dans un contexte de surenchère juridique de certains maires du coin qui milite pour l’expulsion de la zone. Le resultat du référé contre la décision du préfet dernierement de ne pas expulser la ZAD devrait etre rendu demain, jeudi 4 février.

Si tu as la possibilité de passer, ne serait-ce que pour quelques heures, ou plusieurs jours, pour suppléer les copaines en vigie la nuit, le jour, boire un café, apporter des gatteries ou du matos… n’hésite plus !

Dernier communiqué de la ZAD :
https://zadducarnet.org/index.php/2021/01/31/rebondissement-a-la-zad-du-carnet-les-elus-contre-attaquent/