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Fêtons le printemps le 21 mars à la ZAD du Carnet !

Confinement, couvre-feu, lois liberticide, renforcement autoritaire de l’État… Après une année bien morne nous pouvons sentir de partout le printemps arriver, et avec lui un vent vif de révolte et d’émancipation ! Viens fêter son arrivée le 21 mars à la ZAD du Carnet :

Détails des événements :

Dimanche 21/03 à partir de 10h30 : accueil, stand d’information, café/thé…

11H : répartition dans les différents chantiers : mezzanine, potager, barricades… (ramenez vos outils et vos plants/graines!)


Repas collectif : pizzas au four à bois et + (rapportez vos ingrédients préférés !)

16h : chorale (chants militant) ou balade sur la zone naturelle à la découverte de la faune/flore et de la lutte au Carnet !

Si tu comptes rester pour la soirée il y a de la place dans les sleepings collectifs pour y passer la nuit ! Sinon tu peux prendre ta tente !

JAM SESSION (tu peux ramener ton instrument)

VENIR C’EST BIEN, RESTER C’EST MIEUX ! Si tu souhaites rester pour plusieurs semaine tu es le/la bienvenue à la ZAD du Carnet ! Plus d’infos sur https://zadducarnet.org/index.php/venir-nous-rejoindre/

Ouin-ouin les élus ou comment les élus font ouin-ouin depuis 6 mois pour ne pas parler du projet du Carnet

Alors que nous sommes en crise sanitaire, sociale et économique depuis 1 an, que la précarité et les inégalités augmentent partout, que la pollution de l’air tue 40 000 personnes par an, que l’estuaire de la Loire souffre de 22% de taux de cancers en plus que la moyenne nationale, que les scientifiques nous alertent sur les conséquences désastreuses de l’artificialisation des sols et des zones humides, du dérèglement climatique et de l’effondrement de la biodiversité : les élus locaux font ouin-ouin depuis 6 mois pour faire expulser la ZAD du Carnet.

Liste non exhaustive de ouin-ouin :

  • Lettre à Emmanuel Macron – Plainte devant le tribunal administratif
  • Manifestation illégale devant la préfecture pour faire expulser la ZAD et être reçus par le préfet alors que les ordonnances d’expulsion avaient déjà été transmises à la ZAD-
  • Plainte pour menaces de mort et injures pour un petit tag sarcastique “les élu.e.s brûleront” sur un panneau de signalisation et imputation des faits à la ZAD du Carnet alors que plusieurs centaines de personnes étaient présentes lors de la manifestation CARNA’ZAD et que ces tags sont des actes individuels
  • Demande de protection judiciaire (quel gaspillage d’argent public… c’est le Carnet qui a besoin de protection, pas les élus).
  • Déplacement de la présidente de Région (et également présidente du conseil de surveillance du grand port) Christelle Morançais à Saint-Viaud pour apporter son soutien aux maires

Rappelons que les 116 espèces protégées qui risquent d’être détruites par le projet de zone industrielle du Carnet soutenu par les élus ne sont, elles, pas mises sous protection judiciaire.

La ZAD du Carnet fait pourtant le travail que les élus ne font pas, à savoir :

  • faire l’éclairage médiatique sur le projet destructeur du Carnet, qui aurait été réalisé en catimini si la ZAD n’avait pas occupé le site
  • sensibiliser les riverain.e.s aux conséquences du projet
  • empêcher le projet de zone industrielle du Carnet de pouvoir se faire
  • empêcher la destruction de 116 espèces protégées, de 110 ha de zone naturelle dont 51 ha de zones humides- empêcher la circulation de 2000 véhicules légers et 550 poids lourds par jour supplémentaires autour de la zone
  • empêcher une coquille vide sans investisseur d’être construite en zone inondable
  • accueillir sans condition les personnes précaires, broyées ou exclues par le système que les élus perpétuent
  • proposer des alternatives politiques inclusives, de l’éducation populaire et des modes de vies plus résilients face aux enjeux écologiques

Alors pourquoi les élus font-ils autant ouin-ouin devant les tribunaux, auprès d’autres élus , dans les médias et auprès du préfet ?

Les ouin-ouin permanents des élus sont une stratégie politique.

Parce qu’ils aiment se plaindre sans prendre leurs responsabilités

  • Pour stigmatiser la zad et ses habitant.e.s et discréditer la lutte du Carnet
  • Pour ne pas parler du projet du Carnet, de l’illégalité du projet et de ses conséquences
  • Pour mettre en avant leur ego et leur besoin permanent d’autorité et de supériorité

Pas de projet de zone industrielle au Carnet = pas de ZAD.

Au lieu de perdre leur temps et énergie à faire ouin-ouin, les élus devraient les utiliser pour sensibiliser leurs administré.e.s au projet et organiser une consultation des principaux.ales concerné.e.s. : la population locale.

Les élus n’ont pas à imposer quelconque projet destructeur sans concertation.

Stop aux ouin-ouin, stop au projet du Carnet.

Lettre aux voisin·e·s de la ZAD du Carnet

La ZAD et ses habitant·e·s font ces dernières semaines l’objet d’une campagne de diffamation et désinformation mensongère, par les maires de Frossay et Saint-Viaud, le Département et le Port, que nous dénonçons.

Vous y êtes instrumentalisés dans les médias pour justifier une expulsion imminente de la ZAD par des élus qui n’ont que faire de vos conditions de vie lorsqu’il est question, au nom du « dynamisme économique », de vous imposer sans concertation ni information un projet industriel bien plus nuisible.

Malgré nos modes de vie différents, nous sommes particulièrement attentif·ve·s à limiter les nuisances sur notre environnement et notre voisinage (vous nous avez peut-être déjà croisé ces dernières semaines à ce sujet). Ce n’est pas contre vous que nous nous battons, nous sommes ici pour défendre l’île du Carnet contre un projet absurde et destructeur. Nous déplorons le climat de tension actuel qui gronde contre notre occupation et appelons à l’apaisement.

Alors que le territoire regorge de friches industrielles, au Carnet, on compte draguer la Loire, rejeter des quantités hors normes d’arsenic, détruire 116 espèces protégées, acheminer 500 000 m3 de remblais, bétonner 51 hectares de zones humides, pour aménager un parc dit “éco-technologique” régulièrement inondé dès 2030. Vous trouverez au verso une réponse de nos camarades de Stop Carnet concernant les divers mensonges en cours.

En se focalisant sur les nuisances des zadistes, les élus locaux détournentl’attention des fortes nuisances du projet qu’ils défendent (les centaines de camions journaliers prévus par le projet et la pollution accrue dans l’estuaire seront bien plus nuisibles que quelques zadistes) en total manque de transparence vis à vis de vous citoyen·e·s de leurs communes.

La lutte continue,

Nous sommes la Loire qui se défend !

Surf-Parc de Saint-Père-en-Retz (44) : Procès politique, jurisprudence fasciste ?

Surf Park de Saint Père en Retz (44) : Le 23 mars 2021 à Saint-Nazaire aura lieu le procès des victimes d’une expulsion illégale et violente par une milice, pilotée par des élus locaux et la FNSEA 44 et couverte par la gendarmerie.

Vous avez bien lu, les victimes seront sur le banc des accusé·es. Voici le résumé des faits dont une version longue est disponible ici :

#SurfPark : IMPUNITÉ D’UNE MILICE ET INVERSION DES RÔLES avec inculpation des victimes – Récit du 20 juillet 2019 et du précédent dangereux qu’il créé en France

Le procès du 23 mars à Saint Nazaire est un point de bascule potentiel. Il scellera l’avenir de nos luttes bien au delà du niveau local. S’il créé un précédent pour l’impunité milicienne, nous risquons de vivre de nombreuses scènes comme celle du 20 juillet dans nos luttes.

LeTwittosAnonyme (@needhelpubberp1) March 4, 2021

Le matin du 20 juillet 2019, des bénévoles installent le festival Zap la vague sur le champ menacé par le projet de Surf Park de Saint Père en Retz. Si rien n’est tenté, les travaux commenceront dès l’automne suivant. Il faut donc occuper les lieux.

Soudain près d’une quarantaine de personnes suivies de trois tonnes de lisier font irruption à l’entrée opposée du champ. Certaines sont armées de bâtons et de marteaux. Des élus locaux sont présents dans les rangs de ce groupe de riverain·es et d’agriculteurs devenu milice.

Présente sur les lieux depuis le petit matin, la gendarmerie leur cède le passage malgré l’évidence de leur projets. Durant dix minutes, cette proto-milice se déchainera sur les bénévoles qui tentaient d’empêcher le pire, dans la panique, avec les moyens du bord. C’est une avalanche d’invectives, de menaces et de coups qui s’est abattue sur les opposant·es au projet de Surf Park.

Nous préparions un week-end de résistance festive, pas une bataille rangée. Nous n’étions pas là dans un but d’affrontement.

Pourtant, le 23 mars, quatre de nos camarades comparaîtront devant le tribunal de Saint-Nazaire sous les chefs d’accusations suivants :

  • occupation illicite d’un terrain en vue d’y établir son habitation, même de manière temporaire;
  • trois d’entre eux devront répondre de violences volontaires avec menace ou port d’une arme en réunion sur quatre riverain·es. Seule une victime, qui a eu un doigt luxé, justifie de plus de 8 jours d’ITT. Les autres sont inférieures à 8 jours.

Nous récusons en bloc les accusations de violences volontaires en réunion. Nous étions dans une posture de défense face à une agression notoire : la volonté de nuire à l’intégrité physique de tous nos soutiens était transparente.

Quand au milieu du champ du projet de Surf Park, nous les avons bloqués à un portail, nous avons tenté dans un premier temps de discuter avec eux, tout en enjoignant vivement les gendarmes d’intervenir. Ils tenteront malgré tout de forcer notre barrage improvisé en nous fonçant dessus avec un tracteur qui menacera plusieurs fois d’écraser des camarades! Les gendarmes qui filmaient la scène du haut du terrain n’interviendront finalement qu’au bout de 10 minutes!

Ces violences ont été encouragées par les élus locaux de Saint-Père et de Frossay (concerné par la lutte du Carnet) présents dans le groupe de miliciens, ainsi que par la FNSEA 44 qui avouera avoir aidé à l’organisation de cette expulsion illégale.

Et que dire de la responsabilité de la gendarmerie et de la chaîne de commandement qui a couvert une expulsion illégale et une volonté manifeste d’affrontement d’une milice armée?

C’est parce que la force publique a refusé de s’interposer que ces heurts ont éclaté. Pourtant, les bâtons, marteaux et tracteurs, armes par destination s’il en est, indiquaient clairement les intentions des pro-Surf Park. Les témoignages d’agriculteurs dans le dossier d’accusation et l’intervention filmée d’un élu local sont également explicites : ils/elles étaient venus le 20 juillet s’occuper par eux-mêmes de l’expulsion du festival de résistance!
Pire, le PSIG et la brigade de Pornic ont carrément fait front commun avec la milice plus tard dans la journée en avançant d’un bloc vers le site du festival.

Or, ni les riverain·es qui ont pris part à ces exactions, ni les élus locaux, ni même la gendarmerie ou sa chaîne de commandement ne sont inquiété·es.

Des plaintes ont été déposées par notre partie et elles sont jusqu’à aujourd’hui restées lettres mortes. Il n’en est même pas fait mention dans la procédure qui se révèle être totalement à charge :

  • Le procureur de la République fait l’impasse sur les manquements des élus comme ceux de la force publique, ce malgré les preuves solides et les témoignages que nous avons apportés.
  • Le qualificatif «en réunion» ajouté au chef d’accusation de violences volontaires donne un tour plus grave encore aux accusations portées à notre encontre. Il permet de tenir chaque prévenu comme responsable des faits de violences, même s’il n’y ont pas pris part!

Ce qui attend nos camarades le 23 mars, c’est un procès politique. Le but est de museler l’action de Terres Communes et de tous les collectifs en lutte partout en France.

Si ce procès devait aboutir à des condamnations, il pourrait faire jurisprudence. Des groupes auto-légitimés pourraient alors expulser ou participer à l’éviction de tous types d’occupations : terres menacées, usines démantelées, amphis occupés, blocages de route, mais aussi campements de personnes exilées et de Rroms, squats de précaires, groupes de jeunes en bas des immeubles…

L’irruption de milices sur nos luttes n’est pas chose nouvelle, mais la complicité assumée de la représentation de l’État, comme l’entêtement du procureur à fermer les yeux sur ces faits, sont deux points particulièrement inquiétants.

A l’heure où le politique instrumentalise les peurs et polarise à outrance les débats, nous y voyons un péril de premier ordre.

La terreur milicienne s’ajoute au répertoire déjà trop long des réponses de l’État face aux urgences climatique et sociale.

Notre meilleure arme est notre solidarité!

Mobilisons-nous en soutien aux inculpés!

Rendez-vous mardi 23 Mars 2021

devant le tribunal de Saint-Nazaire

13h Pique-nique

14h Rassemblement

Plus d’infos sur : https://terres-communes.zici.fr/opposition-au-projet-de-surf-park-de-saint-pere-en-retz/

Contact : terrescommunesretz@gmail.com

Appel à soutien de la ZAD de la Colline

ÉVACUATION MI-MARS – LES JOURS DE LA ZAD SONT COMPTÉS !


Dans quelques semaines, la ZAD sera attaquée. Nous avons appris aujourd’hui que l’État et la Justice ont fait le choix de donner raison aux détendeurs de la propriété privée face au désastre écologique de LafargeHolcim. La police sera en droit de nous évacuer à partir du 16 mars. Mais nous resterons sur la colline : car nous ne croyons pas à une justice qui soutient un mo-dèle de société insoutenable. Si cette colline leur appartient sous certaines formes juridiques, nous appartenons à la colline depuis plus de 4 mois. Nous connaissons la colline et ses vivants que nous cherchons à défendre. 🦋🌼🗻**Nous sommes de celleux qui la peuple, comme les Celtes avant nous, les orchidées ou toutes les espèces que nous croisons au quotidien, chamois, souris, sangliers…** Aujourd’hui, main dans la main, les grandes multinationales, la Justice et l’État de Vaud s’allient pour faire taire des voix alternatives qui osent dénoncer la catastrophe écologique locale et mondiale documentée, et s’y opposer. Cette image de la coalition politico-économicorepressive, nous l’avions déjà en tête depuis longtemps. Nul n’est assez dupe pour encore croire que les gouvernements, ou la justice sont à la hauteur de la catastrophe.

Il ne nous reste plus beaucoup de semaines avant que la police ne se présente devant les barricades pour éteindre notre présence. Nous résisterons à leur force, avec notre présence belle et colorée à l’inverse de la Terre grise et inerte qu’ils nous préparent. 🌄✊🏽🔥
Votre soutien et votre solidarité sont et seront notre moteur. Nous vivons une période charnière pour l’écologie : la lutte sera longue et hasardeuse mais il est inenvisageable d’abandonner face à la catastrophe sociale et écologique en cours. La colline est la première, notre ZAD sera la Terre entière ! 💫🌏

Voici comment nous soutenir, dans le respect des normes COVID19 établies plus haut:
• Amener de la nourriture et des conserves qui se gardent lorsque nous serons encerclé-e-x-s par la police
• Venir nous faire à manger un midi ou un soir (avec masques), car nous sommes épuisé-e-x-s et avons besoin d’aide pour le quotidien
• Nous amener de l’eau ou nous aider à remplir nos bidons d’eau, ou nous amener plus de récipients pour le stockage d’eau
• Nous aider à construire différentes choses
• Nous amener bottes de paille et autres affaires, déguisements, tissus qui nous ren-dront magnifiques lors de cette évacuation, car nous ne voulons ni céder à la tristesse de leur monde, ni partir sans montrer notre attachement au lieu
• Venir faire des trucs beaux sur la ZAD : actuellement, des artistes projettent une mise à l’enquête pour l’extension de la ZAD sur la carrière en entourant la zone par des gros ballons : vous aussi, amenez votre art pour symboliser notre joie, notre et votre amour de la colline ! Hésitez pas
• Immortaliser ce lieu, ses souvenirs, en venant filmer, prendre des photos, enregistrer des interviews
• Un soutien psychologique professionnel pour cette période extrêmement dure et stressante
• Toute autre idée de soutien, écrivez-nous.
• … Et habiter avec nous quand la situation sera très critique: d’ici là, gardez vos forces ! Si vous souhaitez nous rejoindre, comme d’habitude, prenez vos tentes, ici nous gardons nos distances et faisons particulièrement attention au COVID19 dans les lieux communs comme la cuisine en nous désinfectant et en portant des masques.

Tout cela au respect des mesures COVID19 pré-établies, pour notre et votre santé. On vous aime, merci pour votre soutien !  Notre lutte est belle, pas comme l’absurdité de leur monde à la dérive… Ensemble nous créons là où ils détruisent !

N’hésitez pas à contacter sur les_orchidees@riseup.net ou au +33 7 58 90 88 51.

Appel à témoignages de soutien à la ZAD du Carnet

La ZAD du Carnet lance un appel à témoignages. Peu importe la forme d’expression, (quelques lignes, une chanson, un dessin, une image, une banderole…) !

Que tu sois zadiste, de passage à la ZAD, riverain, soutien… Si tu t’es rendu compte que la ZAD n’a rien à voir avec la ZAD des médias, témoignes de ton expérience / ton ressenti de la ZAD du Carnet, la richesse de la lutte et de la vie sur la zone. Pourquoi tu tiens à la ZAD et ne veut pas qu’elle soit expulsée.

Qu’est ce que la ZAD a changé pour toi ?

Comment tu vois la ZAD ? (même si tu penses qu’ils sont bizarres mais gentils)

Qu’est ce qui t’as emmené sur la ZAD ? et à y rester ?

Envoies (par mail, facebook, …) ou apportes nous tout ça avant lundi 15 mars ! Mais tu peux quand même nous envoyer tes soutiens après ! 🙂

Nous ne laisserons pas entrer les experts du grand port sur la ZAD !

Le grand port de Nantes-Saint Nazaire est l’un des acteurs principaux du projet de parc éco-technologique sur l’île du Carnet. Il est question de bétonner 110 hA. Notre occupation depuis début septembre a permis de remettre en cause ce projet absurde et destructeur. Non seulement, le Carnet est un des derniers espaces migratoires de l’Estuaire, mais surtout les travaux prévus, qui nécessiteraient le dragage de la Loire seraient catastrophiques pour l’environnement, sans parler des matériaux dangereux présents dans les sédiments qui risqueraient d’être libérés. Nous avons énuméré à plusieurs reprises tous ces arguments, voir par exemple [1].


La direction du port ne s’étant même pas donnée la peine de préciser ce que voulait dire «éco-technologique» autrement qu’à l’aide de mots vagues et fourre-tout, ni de préciser qui seraient les promoteurs industriels, un moratoire d’un an a été décrété en novembre dernier, suite à un rapport défavorable du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel de la région des Pays de la Loire [2]. Ceci nous laisse un peu de temps pour respirer avant le début éventuel des travaux.


Suite à cela, le grand port veut maintenant verdir son projet et le rendre plus «acceptable» auprès de l’opinion publique. Il veut envoyer des experts scientifiques sur place, pour effectuer diverses études, notamment des relevés sur la faune et la flore protégées. Disons-le simplement : nous ne leur faisons pas confiance et nous ne les laisserons pas entrer. Comment croire à l’impartialité d’une équipe scientifique choisie par le grand port ou par l’État ? D’autant plus que les exemples où les risques environnementaux liés à des méga-projets industriels ont été minimisés ne manquent pas ! [3]


Allons même plus loin, quel·le·s que soient les expert·e·s choisi·e·s, nous ne les laisserons pas entrer si elles ou ils représentent l’institution scientifique. Cette institution a depuis longtemps comme unique motif d’existence la légitimation de la société industrielle capitaliste [4]. En fait, si les experts ont souvent tendance à sous-estimer les risques des grands projets inutiles, il s’agit d’un problème systémique avant tout. Ce n’est pas la «faute à pas de chance» d’être tombé sur les mauvais experts. Par ailleurs, le simple fait d’avoir affaire à une institution scientifique hiérarchique qui, en créant un discours scientifique «légitime», dépossède tout un chacun de la possibilité de s’exprimer sur le monde qui l’entoure pose des problèmes à certain·e·s d’entre nous. Il y a mille et une raisons de s’opposer au projet du grand port et toutes ces raisons n’entrent pas dans la grille de lecture des universitaires et des ingénieureuses censé·e·s nous expliquer pourquoi le projet est bon ou mauvais.


Attention, en disant cela, nous ne rejetons pas les outils scientifiques en soi, qui nous permettraient de mieux appréhender les enjeux de ce projet et de mieux comprendre le lieu que l’on occupe et que l’on habite. Nous sommes conscient·e·s que des contre-expertises indépendantes ont permis parfois de s’opposer victorieusement aux industriels [5].. Et au delà du fait d’avoir gain de cause ou pas, nous sommes convaincu·e·s que la science, si elle n’est pas utilisée comme argument d’autorité, peut permettre à tou·te·s de s’enrichir. Nous avons d’ailleurs publié un appel aux naturalistes à venir sur la ZAD pour effectuer les relevés à la place du grand port [6]. Cependant, il est important de préciser qu’elles et ils seront les bienvenu·e·s à condition de se débarrasser de leur position dominante en tant qu’expert scientifique. En particulier, il ne s’agira pas de venir faire des relevés sans discuter avec nous des méthodes utilisées et des objectifs visés, mais bien de faire en sorte dans la mesure du possible que tou·te·s les habitant·e·s de la ZAD qui le veulent puissent s’approprier les connaissances déployées.

[1] https://zadducarnet.org/index.php/2021/01/27/arguments-projet-industriel-du-carnet/
[2] https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-36434-avis-csrpn.pdf
[3] À propos du projet de centre d’enfouissement des déchets nucléiares, voir par exemple https://zadducarnet.org/index.php/2021/01/15/landra-doit-revoir-sa-copie-suite-a-un-avis-explosif-de-lautorite-environnementale/
[4] Il y aurait tant à dire sur ce sujet. Commençons par rappeler que la collusion entre l’institution scientifique et le monde industriel existe, en témoigne le fait que la grande majorité des financements de la recherche scientifique est pourvue par divers lobbys industriels, notamment l’armement et le nucléaire. Ces lobbys induisent un biais énorme dans les champs de recherche explorés. Ceci ne concerne pas seulement les sciences dites dures, mais aussi les sciences sociales, voir par exemple l’articleQue faire des interventions militaires dans le champ académique Réflexions sur la nécessaire distinction entre expertise et savoir scientifique  par Thibaud Boncourt, Marielle Debos, Mathias Delori, Benoît Pelopidas, Christophe Wasinski publié dans 20 & 21. Revue d’histoire 2020/1 (N° 145), pages 135 – 150. En réalité, ce biais structurel n’est pas une coïncidence de notre époque et il faut comprendre que ces alliances actuelles sont logiques et que l’institution scientifique telle qu’elle est construite est quasiment conçue pour servir l’industrie, voir le livre Un futur sans avenir, pourquoi il ne faut pas sauver la recherche scientifique écrit par le Groupe Oblomoff, publié aux éditions L’Échappée.
[5] À nouveau, à propos du centre d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure l’article ci-dessus [3] est un bon exemple.
[6] https://zadducarnet.org/index.php/2021/02/08/appel-aux-naturalistes-en-lutte-militants/

Manifestation contre une ferme usine à Saint-Gildas-des-bois (44) – Samedi 27 février

Nos copaines de l’autre côté de la Loire se battent contre un nouveau projet pourri de ferme usine, rejoignez les !


Une exploitation agricole de la commune a déposé un dossier en Préfecture pour augmenter son troupeau de 1500 porcins à 3000.

UN COLLECTIF DE CITOYENS S’OPPOSE A CE PROJET dont les nuisances sont multiples.
– Maltraitance animale
– Hausse du trafic routier
– Epandage intensif de fumier (750 tonnes) et lisier (3900m3) sur
400 ha
– Risque de pollution des cours d’eau
– Risque lié aux algues vertes
– Impact sur l’environnement et notre santé

COCHONS CONFINES = VIRUS LIBERES

A l’heure où l’on parle du monde de “demain” et d’un changement de société indispensable pour une agriculture plus saine et plus respectueuse, ce projet est une aberration.

REJOIGNEZ-NOUS NOMBREUX
SAMEDI 27 FEVRIER A 14H DEVANT LA MAIRIE DE ST GILDAS DES BOIS

Nous souhaitons manifester notre désaccord de façon conviviale et festive.

Des mensonges de la justice pour justifier l’expulsion de la ZAD

Une ordonnance a été émise par le tribunal de Saint-Nazaire le 12 février 2021 ordonnant l’expulsion de la route départementale D177.

L’ordonnance d’expulsion est justifiée par le fait que l’on bloque le passage des riverains

L’argument principal sur lequel repose cette ordonnance est que « par l’occupation illégale qui en est faite, la route départementale 177 est rendue impropre à son usage de desserte (hameaux situés à proximité immédiate, liaison entre les communes de Frossay et Paimboeuf, deux circuits de ramassage scolaire : car n°74 pour l’école publique de Saint-Viaud et car n°73 pour le collège de Paimboeuf) et présente un risque avéré tant pour la sécurité des riverains et des usagers ».

C’est faux !

Nous bloquons un accès qui était déjà bloqué par un portail. Nous n’entravons pas le passage des riverains ou des cars scolaires.

Nous occupons la portion de la RD177 qui est indiquée sur ce plan. Cette portion est en amont du portail du Grand Port de Nantes Saint-Nazaire qui bloquait déjà l’accès à l’île du Carnet.

Nous n’avons jamais bloqué l’intersection précédente. Quelques chicanes ont été installées sur la portion précédente afin d’éviter l’arrivée de véhicules à toute vitesse, mais elles ne bloquent en aucun cas le passage. Les riverains ont et continuent d’emprunter cette route quotidiennement.

Les cars de ramassage scolaire également ont toujours et continuent d’emprunter cette route quotidiennement. Un jour, une chicane a été agrandie, rendant plus difficile le passage d’un car de ramassage. Le passage a été rétabli dans les 15 minutes suivantes.

Notre objectif est de préserver le site du Carnet. Pour ce faire, nous bloquons l’entrée de l’île, mais nous n’avons pas besoin de bloquer le croisement complet. Nous n’entravons donc aucunement le passage pour les riverains et les cars scolaires. L’argument sur lequel repose cette ordonnance est totalement fallacieux.


Nous en profitons pour signifier que la justice n’est pas la première à mentir pour protéger des intérêts politiques et médiatiques. Le collectif Stop Carnet a récemment publié un article rescencent les mensonges parus récemment dans la presse concernant la zad.