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Des mensonges de la justice pour justifier l’expulsion de la ZAD

Une ordonnance a été émise par le tribunal de Saint-Nazaire le 12 février 2021 ordonnant l’expulsion de la route départementale D177.

L’ordonnance d’expulsion est justifiée par le fait que l’on bloque le passage des riverains

L’argument principal sur lequel repose cette ordonnance est que « par l’occupation illégale qui en est faite, la route départementale 177 est rendue impropre à son usage de desserte (hameaux situés à proximité immédiate, liaison entre les communes de Frossay et Paimboeuf, deux circuits de ramassage scolaire : car n°74 pour l’école publique de Saint-Viaud et car n°73 pour le collège de Paimboeuf) et présente un risque avéré tant pour la sécurité des riverains et des usagers ».

C’est faux !

Nous bloquons un accès qui était déjà bloqué par un portail. Nous n’entravons pas le passage des riverains ou des cars scolaires.

Nous occupons la portion de la RD177 qui est indiquée sur ce plan. Cette portion est en amont du portail du Grand Port de Nantes Saint-Nazaire qui bloquait déjà l’accès à l’île du Carnet.

Nous n’avons jamais bloqué l’intersection précédente. Quelques chicanes ont été installées sur la portion précédente afin d’éviter l’arrivée de véhicules à toute vitesse, mais elles ne bloquent en aucun cas le passage. Les riverains ont et continuent d’emprunter cette route quotidiennement.

Les cars de ramassage scolaire également ont toujours et continuent d’emprunter cette route quotidiennement. Un jour, une chicane a été agrandie, rendant plus difficile le passage d’un car de ramassage. Le passage a été rétabli dans les 15 minutes suivantes.

Notre objectif est de préserver le site du Carnet. Pour ce faire, nous bloquons l’entrée de l’île, mais nous n’avons pas besoin de bloquer le croisement complet. Nous n’entravons donc aucunement le passage pour les riverains et les cars scolaires. L’argument sur lequel repose cette ordonnance est totalement fallacieux.


Nous en profitons pour signifier que la justice n’est pas la première à mentir pour protéger des intérêts politiques et médiatiques. Le collectif Stop Carnet a récemment publié un article rescencent les mensonges parus récemment dans la presse concernant la zad.

Situation juridique de la ZAD (pour faire le point légal lié aux expulsions)

mis à jour le 18/02/21

La ZAD du Carnet s’est implantée le 31 août sur l’ancienne île du Carnet.
Elle se trouve jurdiquement sur deux type de propriétés :

  • en rouge : les terrains qui appartiennent au Grand Port de Saint Nazaire et/ou à l’État et gérées par le Grand Port de Nantes Saint-Nazaire
  • en jaune : la D177 appartenant au département
Carte schématique de la zone

Trois affaires sont en cours actuellement pour demander l’expulsion de la ZAD :

  • la première est une procédure lancée par les maires de Frossay et Saint-Viaud (les deux communes sur lesquelles est implantée la ZAD) ainsi que par le gérant de la société les Portes de l’Atlantique (le port à sec qui se trouve juste à côté de la ZAD). Les maires ont demandé au préfet d’évacuer la zone en septembre. Devant l’absence de réponse de l’État, ils ont lancé une procédure en référé au tribunal administratif de Nantes pour demander à l’État d’intervenir. L’audience a eu lieu le 4 février 2021. Le rendu de l’audience devait être rendu sous 10 jours. Contactée le 16 février pour avoir des nouvelles, la greffière du tribunal des référés nous a indiqué que « pour des raisons personnelles, le magistrat s’occupant de l’affaire n’est pas présent actuellement et que le rendu ne sera pas donné avant la semaine prochaine ».
  • la seconde procédure est celle lancée par le Grand Port de Saint-Nazaire. Il a demandé un constat d’huissier sur l’occupation du site qui a été faite le 23 janvier 2021.
    Un huissier est venu aux deux entrées de la zone le 10 février pour délivrer une ordonnance du tribunal judiciaire de Saint-Nazaire qui ordonne l’expulsion des occupants des parcelles appartenant ou gérées par le grand port (les parcelles de l’île du Carnet)
  • la troisième procédure est lancée par le département pour l’évacuation de la route départementale. Le constat d’huissier a été fait le 10 février 2021. Aujourd’hui, le 16 février 2021, un huissier est venu à l’entrée principale de la ZAD accompagné d’une quarantaine de gendarmes mobiles pour remettre l’ordonnance d’évacuation de la route départementale D177.

Pour conclure, depuis le 10 février les terrains appartenant au Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire sont expulsables et depuis aujourd’hui 16 février l’intégralité de la zone est expulsable.

Informations utiles pour défendre la Zad face à l’expulsion

1. Où se trouve la zone, comment venir

Vous pouvez venir en bus, en vélo depuis Nantes ou Saint-Nazaire ainsi qu’en voiture. Les informations complètes pour ces différents moyens de transport se trouvent sur la page Comment venir de notre site Internet.

Il y a possibilité de trouver des covoiturages pour la Zad du Carnet depuis Nantes ou Saint-Nazaire.

Depuis Nantes, des départs réguliers de covoiturage vers la Zad du Carnet partent de la maison du peuple de Nantes (17 rue du Chapeau Rouge 44000 Nantes en face du parking Graslin). Si vous ne trouvez pas de place pour vous rendre à la Zad, il est possible de dormir sur place à la maison du peuple (prévenez à l’avance pour la présence de chiens).

2. Que ramener ?

Vous pouvez ramener par exemple :

  • de la nourriture à partager (même si l’on en a actuellement suffisamment sur place),
  • de quoi être autonome en couchage (si cela n’est pas possible, il y a de la place dans des dortoirs collectifs de la zone),
  • des matériaux de construction et des outils pour renforcer les barricades,
  • du matériel médical,
  • des bottes, frontales et masques,
  • des vêtements et chaussures supplémentaires,
  • ce qui vous semblerait utile à avoir sur vous le jour d’une expulsion en plusieurs exemplaires si vous voulez partager avec d’autres personnes,
  • des ami.es pour ramener plus de monde !

Pour plus d’idées, vous pouvez consulter notre liste de besoins.

3. Conseils juridiques

Avant de venir

  • vérifiez le contenu de vos poches (un couteau peut être considéré comme une arme) et de votre téléphone (photos, conversations, mails, historiques GPS),
  • si vous ne pensez ne pas en avoir l’utilité, ne prenez pas votre téléphone personnel,
  • réfléchissez si vous avez envie d’avoir vos papiers d’identité sur vous ou pas,
  • apprenez par coeur le numéro d’un.e proche qui a accès à des papiers vous concernant qui pourraient servir de garanties de représentation (carte d’identité, attestation d’hébergement, contrat de travail, attestation pôle emploi, RSA, etc.). Prévenez ce proche et demandez lui d’appeler le numéro suivant (07 58 76 62 18) s’iel apprend que vous êtes en garde à vue.
  • apprenez par coeur le numéro à appeler si vous êtes témoin d’une interpellation : 07 58 76 62 18
  • apprenez par coeur le nom d’avocats travaillant avec la legal team du Carnet : Marteret au barreau de Saint-Naire, Vallee au barreau de Nantes.
  • préparez vous un sac pour le jour J (vêtements, eau, nourriture, etc.),
  • regardez une carte de la zone ainsi que de ses environs pour préparer votre arrivée.

Sur place

  • si vous arrivez seul.e sur place, cherchez un.e binôme pour vous organiser ensemble,
  • repérez les lieux une fois sur place,
  • ne paniquez pas quand vous voyez les gendarmes,
  • si vous êtes témoin d’une interpellation, appelez le numéro 07 58 76 62 18 et donnez la description physique de la personne interpellée ainsi que l’heure de l’interpellation.

Pour aller plus loin,

  • venez vous organiser sur place en amont afin de rencontrer les gens et vous familiariser avec le lieu et choisir ce que vous ferez en cas d’expulsion,
  • consultez la brochure prêt.es à défendre la Zad écrite à propos d’une expulsion de la Zad de Notre-Dame-des-Landes avec plein de conseils valides aussi dans le cas de l’expulsion de la Zad du Carnet,
  • consultez les informations juridiques de notre legal team.

4. Comment nous aider sur place

Cette liste n’est présente qu’à titre d’exemples. Vous trouverez plein d’autres idées en venant sur place et en observant ce qui semble manquer. Vous pouvez aussi demander aux personnes sur place les priorités actuelles.

  • Faire des vigies,
  • Faire la cuisine,
  • Renforcer les barricades,
  • Prendre des initiatives et proposer de relayer des personnes.

5. Comment nous aider à distance

Cette liste n’est présente qu’à titre d’exemples. Toute initiative est bonne à prendre.

  • Vous tenir informé.es sur ce qu’il se passe à la Zad du Carnet par exemple
    1. en consultant notre site Web ou
    2. en rejoignant un fil info Signal pour recevoir les infos urgentes par message : envoyez « hello » au numéro à partir de l’application mobile Signal : + 1 25 12 92 15 43 ou
  • Relayer notre communication afin qu’un maximum de personnes soient prêtes à nous soutenir et au courant de l’expulsion prochaine de la Zad du Carnet.
  • organiser des manifs, événements de soutien et action diverses près de chez vous. Si vous en avez près de chez vous, vous pouvez vous mettre en lien avec les groupes de soutien locaux.
  • Organiser des covoiturages vers la Zad du Carnet depuis là où vous êtes

6. Que faire le jour de l’expulsion

Nous ne pouvons pas vous donner de conseils précis sur le site. C’est à vous de choisir ce que vous souhaitez faire pour défendre la Zad du Carnet. Des personnes avec des tactiques variées sont présentes sur zone, vous devrier trouver facilement des personnes souhaitant lutter de la même manière que vous sur la Zad du Carnet.

Fil info de la situation sur la Zad du Carnet depuis le 4 février

Nous vous invitons également à consulter la revue de presse sur notre site Internet qui recense les nombreux articles de presse parlant d’une expulsion prochaine de la Zad du Carnet.

La menace d’expulsion reste présente mais la pression policière sur la zone est plus aléatoire, avec toujours quelques passages d’hélicoptères et présence de gendarmes sur les routes environnants la zad. En conséquent, notre flash infos devient plus épisodique et alimenté en fonction de l’actualité liée à la répression ou à l’expulsion. Il redeviendra plus régulier si la menace le justifie.

23/03/2021

12h : Les copain.e.s perché.e.s de l’éolienne sont toujours en haut courage à elleux
10h : Destruction des cabanes, expulsion presque terminée, plusieurs personnes escortées à Paimboeuf 8h20 : les personnes non interpellées se réfugient dans les champs Routes autour de la ZAD bloquées et contrôlées
8h15 : Lancé de lacrymos, chargés et 1e interpellations
8h : La déb arque est tombée, replis général des personnes sur place. Des gendarmes sont arrivés à l’éolienne.
6h30 : Un gros dispositif est en place : Plusieurs blindés, les alentours de la ZAD sont remplis de fourgons sur toute la D117 jusqu’à la D723, des zodiacs sur la Loire aux abords de la Débarque, hélicoptère en stationnaire. La Guitoune et la Saule sont en feu.

17 mars La menace d’expulsion reste présente mais la pression policière sur la zone est plus aléatoire, avec toujours quelques passages d’hélicoptères et présence de gendarmes sur les routes environnants la zad. En conséquent, notre flash infos devient plus épisodique et alimenté en fonction de l’actualité liée à la répression ou à l’expulsion. Il redeviendra plus régulier si la menace le justifie.

10 mars: les élus locaux sont reçus par le préfet qui leur confirme sa volonté d’expulser la ZAD “dans les prochains jours ou les prochaines semaines”. Rien de nouveau mais nous restons vigilant·e·s

6-7 mars: Week-end de mobilisation au Carnet et forte présence policière aux abords de la zone et de l’hélicoptère pour tenter d’empêcher, sans succès, la tenue du carna’zad et du week-end anti-carcéral!

26 – 27 – 28 février : Quelques véhicules de gendarmerie à proximité de la ZAD et survol par l’hélicoptère le dimanche.

25 février : Présence ponctuelle de véhicules de gendarmerie autour de la zone. Les maires du coin sont allés manifester devant la préfecture qui n’a pas souhaité les recevoir. Le Carna’ZAD du 6 mars s’organise sur zone!

24 février : Pas de survol de l’hélicoptère, mais présence ponctuelle de véhicules de gendarmerie autour de la zone. Le préfet s’est prononcé pour la première fois sur l’évacuation de la ZAD, sans plus de précisions sur le délai dans lequel elle interviendra, nous restons vigilant·e·s.

23 février 15h00 : Retour du survol de l’hélicoptère pendant une quinzaine de minutes (et d’un couple de cigognes) – passage d’une voiture de gendarmes banalisée.

22 février : Quelques contrôles d’identité et présence ponctuelle de gendarmes autour de la zone et à Paimboeuf (toujours au niveau du rond-point de Super U), pas de survol par l’hélicoptère. On reste vigilant, mais la vie reprend son cours sur zone.

20 – 21 février : Pas de survol par l’hélicoptère ce week-end. Présence ponctuelle d’une voiture de gendarmes au bout de la route D177 et quelques autres se posent quelques dizaines de minutes aux abords de la ZAD avec quelques contrôles d’identité (notamment au niveau du rond-point de Super U).

19 février
11h30 : Survol de la Zad par l’hélicoptère de la gendarmerie pendant une vingtaine de minutes.

18 février
10h : réveil calme à la Zad du Carnet
11h : Survol de la Zad par l’hélicoptère de la gendarmerie pendant une quinzaine de minutes.

17 février : Des rumeurs ont circulé ce soir sur Twitter comme quoi il y aurait des gendarmes dans les hôtels proches de la Zad du Carnet. Nous avons eu confirmation que ces rumeurs étaient fausses. Il n’y a pas donc pas de raisons d’augmenter actuellement le niveau d’alerte expulsion de la Zad du Carnet.
Il y a eu une altercation avec un automobiliste agressif et provocateur devant la Zad du Carnet.

16 février : A 16h00, un huissier accompagné de 40 gendarmes mobiles est venu déposer une ordonnance d’expulsion de la route départementale et la lire à haute voix à l’entrée principale de la Zad. Après 20 minutes, les gendarmes et l’huissier sont repartis.
Pour comprendre les histoires d’ordonnances d’expulsion multiples, vous pouvez lire cet article. Globalement, depuis le 10 février les terrains appartenant au Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire sont expulsables et depuis aujourd’hui 16 février l’ensemble de la ZAD (terrains appartenant au Grand Port + D177) sont expulsables.

15 février : un hélicoptère de la gendarmerie a survolé longuement pour la première fois depuis plus d’une semaine la Zad du Carnet. De nombreux contrôles routiers sont déployés dans les environs de la Zad du Carnet.

11 février : lors d’une visite à Nantes, interrogé par la députée Valérie Oppelt, Macron “a demandé la fermeté, c’est à dire une évacuation”.

10 février : un huissier de justice est venu aux deux points d’accès de la zad pour lire une ordonnance du tribunal judiciaire de Saint Nazaire indiquant que nous sommes, dès maintenant, expulsables des terrains appartenant ou gérés par le Grand Port (ordonnance datée du 5 février).

9 février : des informations nous parviennent nous indiquant que les risques d’expulsion de la ZAD du Carnet sont importants

4 février : devant la juge des référés du tribunal administratif de Nantes que les maires de Frossay et de Saint-Viaud ont demandé à l’Etat d’agir pour expluser la ZAD.
La juge des référés du tribunal administratif de Nantes doit rendre son ordonnance sous 10 jours.

Alerte : Expulsion confirmée au Carnet

Édition 10/02/2021 : On a eu la joie ce matin de se faire réveiller par l’huissier accompagné des méchants. On nous a remis l’ordonnance d’expulsion.

Le 4 février dernier, les élus locaux et le gérant du port à sec ont mis en demeure la préfecture pour réclamer l’évacuation de la ZAD du Carnet, lors d’une audience en référé au tribunal administratif de Nantes. Le délibéré est attendu d’un jour à l’autre.

Après 5 mois de pression des flics, des fafs, des maires qui attendent leur chèque, des médias qui nous salissent, cette fois-ci ils pensent enfin pouvoir nous mater.
On a de fortes raisons de penser que le rendu sera en notre défaveur et va ordonner notre expulsion. On s’attend à une intervention des flics dans les prochains jours. On a donc besoin de soutien moral, humain et matériel !

N’attendons pas leur délibéré pour nous organiser ! Si tu veux défendre la ZAD du Carnet : c’est maintenant ou jamais !

On a surtout besoin de monde sur place mais nous soutenir à distance est aussi possible : n’hésitez pas à monter votre collectif de soutien dans votre localité, organiser des actions en solidarité (collecte de matos, caisses de soutien), etc. Pour nous contacter, écrivez à zadducarnet@riseup.net.

Tant que le projet de zone industrielle au Carnet ne sera pas abandonné complètement, la résistance sera nécessaire ! Nous continuerons de nous battre pour préserver l’île du Carnet, et continuerons d’alerter sur les conséquences de l’industrialisation de l’estuaire de la Loire.

La lutte continue !

✊ Nous sommes la Loire qui se défend ! ✊

La liste de nos besoins est disponible par ici : https://airtable.com/shrxU9GW36SYz4mSU/tblXcqc92tEkbbikh
Les infos pratiques pour se rendre sur la ZAD, c’est par là : https://zadducarnet.org/index.php/venir-nous-rejoindre/
Nos arguments contre le projet industriel du Carnet et l’historique de la lutte : https://zadducarnet.org/index.php/2021/01/27/nouvelle-brochure-sur-le-projet-industriel-du-carnet/
Le dernier communiqué de presse de la ZAD : https://zadducarnet.org/index.php/2021/01/31/rebondissement-a-la-zad-du-carnet-les-elus-contre-attaquent/

Appel aux naturalistes en lutte/militants

Résumé : Nous lancons un appel à des naturalistes en lutte ou militant.es pour venir nous rencontrer sur le site de la Zad du Carnet dans le but d’approfondir ensemble nos connaissances sur le riche écosystème de l’île du Carnet.


Le 30 octobre dernier, le CSRPN (Conseil scientifique régional du patrimoine naturel de la région des Pays de la Loire)  a émis un avis défavorable à la réalisation du projet du Grand Port de Saint Nazaire sur l’Ile du Carnet.Le Conseil souligne en particulier que les études préalables aux travaux datent de plus de dix ans : “Des données récentes manquent aujourd’hui concernant l’état du site.” Il a annoncé que les objectifs décrits dans le dossier du Grand Port sont mal définis ou imprécis. “La plupart des intitulés sont de vagues intentions de gestion […] dont la finalité est trop vague pour constituer un véritable programme de conservation d’espèces ou d’habitat, précise le Conseil. On perçoit les intentions, mais il manque des objectifs qui ne soient pas seulement généraux et qui permettent de se projeter sur une vision écologique du site à moyen terme, et de juger de la cohérence de l’ensemble des actions.” Il ajoute : “Le travail réalisé réduit souvent le plan degestion à un programme de mise en conformité avec les obligations de compensation.

Les dernières études effectuées en 2008 et en 2012 mentionnaient au moins 116 espèces protégées, dont notamment sept sortes de chauves-souris, cinq espèces de reptiliens ou encore 93 espèces d’oiseaux. Sur le site du Carnet, 110 hectares seront bétonnés et 285 hectares seront utilisés pour une zone dite “compensatoire”. 

Si l’avis du Conseil scientifique n’est que consultatif, il est plus stratégique médiatiquement pour le Grand Port de revoir sa copie, pour verdir en surface le projet. Dans un communiqué, en novembre, il a annoncé un moratoire d’un an, le temps de réaliser une nouvelle étude floristique et faunistique. 

Loin de se satisfaire des conflits d’intérets relatifs à la venue potentielle d’experts mandatés par l’État ou le Grand Port et afin de conserver notre pouvoir décisionnaire, nous invitons des naturalistes indépendant·e·s/militant·e·s à venir nous rencontrer.

Nous lançons cet appel car nous souhaitons approfondir nos connaissances sur les écosystèmes aux alentours, dans le but de défendre ces lieux de vie de manière adéquate. 

N’hésitez pas à nous contacter à cette adresse zadducarnet@riseup.net, pour venir observer, vous balader sur la zone et échanger avec nous.

Documentation :
https://zadducarnet.org/index.php/2021/01/27/nouvelle-brochure-sur-le-projet-industriel-du-carnet/

Nouvelles péripéties sur l’estuaire de la Loire

Coucou ! Les copaines du Carnet ont besoin de soutien extérieur ✨💛

Les derniers jours sur ZAD ont été chargés émotionnellement pour celleux qui vivent sur place ou soutiennent activement l’occupation. Une attaque de fafs a eu lieu le we dernier sur le parking de l’entrée faisant deux blessé.e.s (ielles vont mieux). Hier après midi 8 fourgonnettes de gendarmerie aidées du PSIG et d’un hélico
expulsaient avant le rendez-vous de l’huissier le squat de Paimboeuf, où 7 personnes se
trouvaient et se sont faites interpellées. Elles ont été placées en garde à vue.

Tout ceci se passe dans un contexte de surenchère juridique de certains maires du coin qui milite pour l’expulsion de la zone. Le resultat du référé contre la décision du préfet dernierement de ne pas expulser la ZAD devrait etre rendu demain, jeudi 4 février.

Si tu as la possibilité de passer, ne serait-ce que pour quelques heures, ou plusieurs jours, pour suppléer les copaines en vigie la nuit, le jour, boire un café, apporter des gatteries ou du matos… n’hésite plus !

Dernier communiqué de la ZAD :
https://zadducarnet.org/index.php/2021/01/31/rebondissement-a-la-zad-du-carnet-les-elus-contre-attaquent/

Appel à soutien urgent

Dispositif policier très important à Paimboeuf (PSIG et 8 camions) et des interpellations ont été effectuées.

Cette forte répression s’inscrit dans un climat délétère et terrorisant pour toutes les luttes sociales et écologistes. Après des violences physiques et verbales sur des zadistes par une milice, c’est la violence répressive qui s’abat sur le Carnet.

Rendez-vous à la ZAD du Carnet autant que possible pour apporter soutien présentiel et moral !

Merci de bien vouloir partager auprès de vos réseaux et nous vous apporterons des compléments d’informations dès que nous le pouvons.

✊ Nous sommes la Loire qui se défend ! ✊

Rebondissement à la ZAD du Carnet, les élus contre-attaquent

Les maires des communes voisines de la ZAD du Carnet ont saisi le tribunal administratif de Nantes pour demander, une fois de plus, son expulsion. Nous réaffirmons la nécessité de notre présence et appelons les riverain·es à venir sur place en discuter avec nous.

La demande d’expulsion de la ZAD du Carnet de la part des maires des communes voisines la semaine dernière a été rejetée par la préfecture, considérant certainement le manque d’arguments favorable à notre expulsion. Cependant, les maires relancent une procédure administrative en référé qui met de nouveau les occupant·es de l’île face au risque d’expulsion.

L’argument principal avancé est l’occupation de la route départementale d’accès au site, alors que l’accès était déjà bloqué depuis des années, par le Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire (GPMNSN) par des blocs de pierres puis une clôture, avant l’installation d’un portail à code. Doit-on rappeler aussi que ces élus qui s’insurgent de la présence d’une Zone à défendre sur leur territoire, n’ont eu aucun scrupule à imposer un projet d’aménagement sur l’île du Carnet sans consulter, ni même informer leurs populations depuis plus de 10 ans ? 1

L’occupation de l’entrée au site depuis fin août continue de sensibiliser aux intentions du Grand Port. Elle a d’ailleurs déjà abouti sur le report de ce projet d’aménagement reconnu publiquement comme absurde via le moratoire d’un an et la relance des analyses sur la richesse des écosystèmes de l’île.

La vie qu’on mène au Carnet est certes critiquable mais en attendant on défend cette zone pleine d’oiseaux et franchement vous avez vu la gueule de l’estuaire Nord Loire ? Concernant les « dégradations », nous interpellons l’intercommunalité sur le fait qu’aucune solution n’ait été proposée pour l’enlèvement des déchets ménagers des centaines de personnes qui vivent sur zone.

Tant que le projet ne sera pas abandonné complètement, nous continuerons de nous battre pour préserver l’île du Carnet, et continuerons d’alerter sur les conséquences de l’industrialisation de l’estuaire de la Loire. Nous invitons comme dans nos derniers communiqués toutes les personnes se questionnant sur l’intérêt de la présence d’une ZAD, à venir en discuter avec nous, sur place ou lors des marchés et autres évènements que nous organisons, pour avancer vers une cohabitation paisible entre la ZAD et les riverain·es.

Nous restons vigilant·es face à ces menaces d’expulsion et affirmons notre solidarité pour les personnes et les collectifs qui en sont victimes.

NOUS SOMMES LA LOIRE QUI SE DÉFEND

1 Pour plus de détails concernant les raisons qui nous poussent à lutter contre ce projet néfaste pour les écosystèmes et ses habitants, humains et non-humains, lire notre communiqué faisant suite à la demande d’expulsion formulée par les élus, ainsi que la brochure où sont développés nos arguments contre la bétonisation de l’île du Carnet.