SOS Stocamine – Bétonnage imminent pour un héritage empoisonné !

Dans le sud de l’Alsace, à Wittelsheim près de Mulhouse, 44000 tonnes de déchets toxiques ont été enfouis à la fin des années 90 dans le site Stocamine. Les industriels ont creusé de nouvelles galeries sous les cavités des anciennes mines de potasse d’Alsace afin de se débarrasser de déchets ultimes contenant de l’arsenic, du cyanure, du mercure, des pesticides… Certains contiendraient même probablement des déchets radioactifs d’après Cécile Germain-Ecuer, élue à la région grand est.
Cet enfouissement était censé être provisoire. En effet, le préfet du Haut-Rhin, en 1997, avait signé un arrêté stipulant que « l’autorisation est accordée pour une durée maximale de 30 ans et qu’à l’expiration de cette durée, les déchets doivent être retirés ».

Puis un dangereux incendie s’est déclaré en 2002 occasionnant la fermeture du site. Entre 2014 et 2017, 2000 tonnes de déchets mercuriels ont été déstockés, ramenant la quantité de déchets actuels à 42000 tonnes.

Le 18 janvier dernier, la ministre de l’écologie Barbara Pompili a décidé de sceller la mine, condamnant ainsi la nappe phréatique à une pollution d’ici 70 à 300 ans d’après des études d’hydrogéologie. Cette réserve d’eau alimente des millions de personnes en eau en Alsace, en Suisse et en Allemagne.

Le 12 juillet dernier avait lieu la réunion du Comité de Suivi de Site (CSS) à laquelle un nombre limité de militant.e.s a pu participer. Les autres restant devant la salle avec banderoles et sous surveillance de la gendarmerie ainsi que des services de renseignements. Le préfet n’a « pas souhaité la présence de la presse pour avoir un débat apaisé sans effet de manche ». Pourtant l’objectif d’une CSS est de « Promouvoir l’information du public sur les conséquences en matière d’environnement et de santé humaine » ! Les élus pro enfouissement et le préfet ne veulent donc pas que ce dossier soit médiatisé… Cette réunion composée du vice-président de la région, du préfet, du sous-préfet, des assos environnementales et de la directrice de Stocamine a abouti à la conclusion que la mine va être scellée…

D’après des infos, le chantier pour sceller la mine doit avoir lieu en septembre et durer 6 mois. Sur le site, aujourd’hui, l’entreprise Bouygues – qui a remporté le marché – est en train de monter la centrale à béton, afin de couler 130 000 M3 de béton qui serait produit sur place.

Mais le béton n’est pas encore coulé ! Et le projet n’est même pas approuvé par la région grand est, la collectivité européenne d’Alsace et la majorité des élu.e.s alsacien.ne.s ! La ministre et son bras armé le préfet veulent passer en force mais nous ne les laisserons pas faire ! Il faut que l’etat prenne ses responsabilités et organise le déstockage de ces déchets afin de les traiter en surface et ainsi protéger la réserve d’eau souterraine.

Rencontrons-nous aux rayonnantes à Bure, organisons-nous pour préserver une des plus grandes réserves d’eau potable d’Europe ! Ne laissons pas ces taré.e.s empoisonner nos petits enfants !

Besoin de relais presse, besoin d’aide à l’écriture, à la propagande visuelle, à l’organisation d’actions etc…

Pour aller plus loin dans la compréhension du dossier:
https://www.rue89strasbourg.com/destockage-nappe-phreatique-alsace-polluee-stocamine-164008

https://reporterre.net/En-Alsace-des-dechets-toxiques-sous-la-plus-grande-reserve-d-eau-potable-d-Europe

https://www.destocamine.fr/les-enjeux/

Camp autogéré, appel à actions et block queer du 16 au 26 août à Bure! Comment rejoindre les rayonnantes depuis l’ouest ?

Le projet Cigéo mené par l’ANDRA à Bure en Meuse (55), c’est la promesse d’enfouir 85 000m³ de déchets radioactifs dans 270 km de galeries pour des milliers d’années. C’est la promesse d’un avenir nucléarisé et d’un système néocolonial et capitaliste qui persiste et se développe. Depuis 27 ans les populations locales luttent contre ce projet gigantesque à l’échelle de son impact. Depuis des mois cependant ça s’organise pour un camp qui se voudrait déclencheur, rêveur, et destabilisateur. Bure et ses habitant.es en lutte appellent à les rejoindre du 16 au 26 août pour réaffirmer nos oppositions au projet ! C’est le moment pour nous de l’ouest de faire rayonner cette lutte !

Mauvaise prise en compte des enjeux environnementaux, minimisations des impacts sur le plan sanitaire ou encore manque d’analyse des risques accidentels… c’est en ces termes que l’Autorité Environnementale a très récemment jugé le projet. Au point de conseiller de limiter le développement des populations aux alentours! Populations qui manifestent leurs oppositions depuis 27 ans.

L’année dernière une demande de déclaration d’utilité publique (DUP) a été déposée pour Cigéo, si elle est acceptée par le gouvernement, les chances de stopper le projet s’amenuiseront. La déclaration d’utilité publique est une étape clé pour les promoteurs du projet : elle ouvrira la porte à l’expropriation des terres que l’Andra n’a pu acheter et au défrichage du Bois Lejuc, plusieurs fois occupé ; elle autorisera la rénovation et la construction de dizaines de kilomètres de voies ferrées. Rendant ainsi le territoire Cigéo-compatible pour une éternité.

Il est encore temps d’empêcher ce projet !

Du 16 aux 26 août, un camp antinucléaire ouvert à toustes

Des habitant.es en lutte dans la région invitent toutes les personnes intéressé.es et/ou prêt.es à soutenir la lutte à rejoindre les environ de Bure du 16 au 26 août pour un camp autogéré !

Aux enfant·es, révolté·es de tous âges, glandeur·ses, paysan·nes, squatteur·ses, nomades, habitant·es d’ici et d’ailleurs on a besoin de tout le monde pour soutenir cette  lutte !

Se feront ça et là des rencontres, des formations, des ateliers d’artivisme, des temps en mixités choisies, des moments déters et autres fêtes subversives. (Tu pouras aussi proposer des temps si tu en as envie.) Le pré-programme est déjà en ligne par ici !

« Nous allons marcher, nous allons voler pour informer, prévenir et défendre ce territoire. Que ce soit en parcourant le tracé des voies ferrées ou par d’autres échappées, nos créatures volantes ne resteront pas dociles face à l’Andra. »

Appel à venir du 20 au 23 août pour des actions de masse

Un appel à rejoindre Bure en nombre du 20 au 23 août a été publié sur indymedia (disponible ici) pour manifester contre le projet CIGEO, et kiffer ensemble. Ce sera un moment pour toustes les personnes, expérimenté.es et en team OU PAS. Ce sera aussi un moment pour s’organiser en mixité choisie, se former à l’action et prendre soin des un.es des autres.

Nous ne dénonçons pas seulement une mauvaise « solution » pour stocker les déchets nucléaires, mais toute l’industrie nucléaire, son extractivisme colonial, sa place dans l’économie capitaliste, son poids dans une société militaire.

Les mois qui viennent sont cruciaux. Si le projet de poubelle nucléaire est déclaré d’utilité publique cette année, des travaux connexes et des procédures d’expropriations visant des habitant.es, des paysan.nes et certains lieux collectifs d’opposant.es pourraient commencer.

« Imaginons des cortèges divers, colorés et festifs qui se réapproprient le territoire. Bloquons l’avancée des travaux, refusons les expropriations, et construisons à nouveau ! Pour maintenir la pression, il y a besoin de tout le monde. Et tout le monde est bienvenu ! Articuler nos diversités de luttes ne nous rendra que plus fort.e.s. Malgré la répression, reprenons confiance. Confiance en nous, confiance les un.e.s envers les autres. »

Un appel à un block Queer du 20 au 23 août a aussi été publié, disponible ici.

« Il est annoncé sur le programme un espace et des ateliers en mixité choisie queer. Profitons-en pour se retrouver, se rencontrer et s’organiser. »

« Le nucléaire colonial français a toujours tout détruit et continue à détruire par son extractivisme d’uranium, ses essais de bombes nucléaires et ses déchets radioactifs. […] Les peuples du pacifique et notamment des atolls de Mururoa et de Fangataufa, îles bétonisées et ayant subies 193 essais nucléaires sousterrains, marins et en surface entre 1966 et 1996, ont manifesté à Papeete (tahiti) le 2 juillet dernier pour demander le retraits des déchets radioactifs. »

En tant que personnes queer, nous considérons que le nucléaire est le symbole d’un monde que nous rejetons. Alors retrouvons nous, créons nos espaces, donnons nous ensemble la force de lutter, approprions nous la lutte antinucléaire, proposons nos ateliers autogérés, formons des blocks qui nous ressemblent, dégenrés, pailletés (ou pas), déterminés…!

Comment partir de Nantes et des environs ?

Déjà ! si tu penses partir, c’est cool que tu remplisses le formulaire de pré-inscription pour aider les copaines qui s’organisent à avoir une jauge des personnes et des besoins… C’est anonyme et non-engageant ! >> par ici

Et aussi : si tu as un.e chien.ne à tes côtés sache que ça sera plus facile sur place s’il y a le moins de chiens possible. Donc si c’est possible de venir sans ton pote waf, c’est bien, et sinon, on fait avec !

En VOITURE

Il y a un pad de covoit accessible en s’inscrivant aux rayonnantes par ici !

En BUS ou TRAIN

Des billets de bus depuis Nantes sont disponibles sur internet (flixbus) entre 20 et 30 € à l’aller comme au retour. Les gares d’arrivée à viser sont au mieux, Saint-Dizier ou Ligny-en-barrois et sinon Bar-le-Duc, Neufchâteau (30 min du camp) ou Nancy (1h15 du camp).

En STOP

Départ de Nantes route de Paris, depuis l’arrêt de tram haluchères batignolles (demander à un feu par exemple à vous avancer jusqu’à l’entrée d’autoroute en direction de carquefou Angers et là c’est super au niveau du feu d’entrée). Sinon au rond point bld de la prairie des mauves (pour celui-là source hitchwiki nantes). Carte pdf des lignes bus de nantes si jamais par ici

Ensuite, deux trajets possibles, souvent empruntés chacun :

  • passer par Paris : arrivée coté ouest, RER A jusqu’à Noisy-le-grand Mont d’est et stopper au rond point d’entrée vers Reims (première aire avant Meaux, Ferrière. 10-30 min max), sinon rejoindre l’aire de ferrière directement à pieds depuis bussy saint george (source hitchwiki Paris). Autoroute jusqu’à Chalons puis N4 jusqu’à Saint-Dizier puis Joinville ou Ligny. Il est possible aussi de prendre directement la nationale 4 depuis Paris (Champigny, Pontault Combault) : c’est plus direct. Au retour, stop depuis le rond point de Massy Palaiseau.
  • éviter Paris : suivre l’autoroute jusqu’à Chaumont et remonter ensuite vers Joinville.

Si besoin tu peux écrire à bus_bure@riseup.net pour ce qui concerne la venue de l’Ouest. Sinon direct aux rayonnantes mobilisation-rayonnante@riseup.net.

En VÉLO

Au départ de Nantes le plus simple c’est de suivre la Loire à Vélo jusqu’à Orléans (c’est assez bien indiqué!)
Une fois à Orléans, il n’y a pas d’itinéraire vélo, il va falloir improviser à travers les campagnes via Montargis, Sens et Troyes puis au Sud de Saint-Dizier pour arriver à Bure!
Ça fait un peu plus de 600kms, prévoir un peu plus d’une semaine si on roule tranquille (moins si vous avez l’habitude) !)

A l’arrivée

Un numéro devrait être transmis pour l’adresse précise et pour les navettes. Suivre peut-être pour ça le site des Rayonnantes… Visez Joinville voie Bure tant que vous le pouvez 🙂

N’oublie pas le formulaire de préinscription si jamais tu viens, et sinon les hibou seront deg’…

Pour relayer la mobilisation (ouii)

Supports de mobilisations sur rayonnantes2021.noblogs.org

Vidéo pour appeler aux Rayonnantes par ici

Suivre sur les réseaux :

Il est possible et très bienvenu de rejoindre le camp avant les dates officielles (du 16 au 26 août) pour aider au montage et aussi de rester ensuite vivre sur place !

à tout vite !

Soutien aux copaines de la MDP de Nantes <3

La Maison du Peuple de Nantes vient d’être expulsée hier. Un lieu d’acceuil inconditionnel et aux nombreuses activités, où le collectif nantais de défense du carnet faisait ses réunions et qui nous avait accueilli chaleureusement après l’expulsion.

Courage les copaines ❤

Rendez-vous vendredi 30 Juillet à 14h devant la fondation la Providence, 7 rue Cardinal Richard à Nantes, pour exprimer au propriétaire notre mécontentement et notre colère.

Plus d’infos sur la situation et les prochains rassemblements sur la page Facebook de la MDP

BRÛLE DGR

Trigger Warning : transphobie

On est dans le camps Hors Dla Loire organisé autour et proche de l’île du Carnet. Ce texte est un retour d’expérience par rapport à la venue d’un membre de Deep Green Résistance (DGR) Bretagne dans ce camp.

DGR Bretagne suit la ligne de DGR France qui a une vision transphobe TERF (trans exclusionary radical feminist) et SWERF (sexual worker exclusionary radical feminist) de la lutte et du monde (voir liens).

« DGR France prône l’autonomie des groupes locaux et des individues, l’équité, la diversité des tactiques, l’abolition du genre, de la prostitution, de la pornographie, de la domestication, de toutes les techniques autoritaires. »

On a tej le gars c’était cool.

Leur vision du genre suit une ligne Radical Feminist (radfem) attaquant les théories « queer » et du genre. Iels veulent des espaces en non mixités « femelles » et réfléchissent en terme d’organes génitaux.

Le type nous a même dit « on a l’habitude de se faire jeter de tous les espaces et des réseaux sociaux à cause de transphobie, putophobie et validisme ».

Il y a environ 2 ans et aussi plus récemment en janvier 2021, sur le site de DGR ont été publiés des textes se défendant d’être transphobe, sauf que le texte est encore plus transphobe, ils sont toujours accessibles et trouvables sur le site.

Leur coté anti-civ, anti-tech à tendance primitiviste les oppose aux prises d’hormones pour les personnes trans, ça en fait des cis qui parlent sur si les trans doivent/peuvent prendre des hormones. Ces mêmes cotés anti-civ, anti-tech sont validistes mais n’étant peu/pas concernéxs, nous ne développeront pas sur cette thématiques (renseignez vous vous verrez).

Nous tenons à insister sur le fait que ce n’est pas une position individuelle mais bien la ligne politique et idéologique qui est transphobe, iels ont réfléchi et leur conclusion a été une conclusion transphobe. Ce n’est pas « juste » des personnes pas au fait des dynamiques de la transidentité.

On a appris l’arrivée d’un gars venant représenter et au nom de DGR Bretagne vers 11h pour 16h, on a commencé à en parler en interperso puis en mini réu mixtes entraînant une vraie reu MINT (Meuf Intersex Non binaire Trans). On a discuté de sa venue et du fait que DGR est connu pour etre entre autre une organisation transphobe, on avait pas d’infos pour savoir si le groupe de Bretagne était ok avec les positions du groupe français (on écrit le texte aussi pour ça → iels sont 100 % ok avec toutes ses positions). On ne voulait pas exposer personne à de la transphobie donc on a décidé de lui demander à son arrivée de ne pas parler en tant que DGR et aussi pour son avis et sa position mais aussi celle du groupe Breton sur les positions transphobes de DGR France.

A son arrivée, 3 MINTs sont alléxs discuter avec lui.

Il a dit être en accord personnellement mais que le groupe de Bretagne l’était aussi avec DGR France, même qu’il est cadre DGR et que « si je n’étais pas d’accord je ne serais pas à DGR ». C’était assez rigolo, on s’attendait à ce qu’il réfutent les positions transphobes du groupe (ou alors on l’espérait) mais il était d’accord et l’a dit cash.

Il nous a dit pouvoir se taire sur son opinion si il voyait qu’il n’était pas partagé mais que de toutes façons il le penserait quand même, qu’il voulait bien dialoguer mais qu’en tant que cadre DGR il était au fait de toutes ces thématiques et donc qu’il ne changerait pas d’avis (il a même dit être triste car il savait qu’il ne pourrait pas nous convaincre « ouin ouin »).

On le quitte sur ça et on se réunit entre MINTs une deuxième fois pour prendre une décision, on arrive assez vite à la conclusion qu’on ne veut pas de sa présence dans le camp et qu’on va le tej, on dit qu’on lui file des brochures sur les dynamiques trans.

On décide également de prévenir les autres cismecs et les MINTs n’étant pas à la réu en interperso/petits groupes plutôt qu’en plénière pour éviter de qu’ils le défendent etc.

Un petit groupe va donc lui dire de partir et lui file les brochures, il dit ok et part, mais aussi qu’il lira les brochures mais ne changera pas d’avis (du coup on a gâché quasi toutes nos brochures trans pour rien).

C’était hyper empouvoirant et on a bien géré pour trouver un consensus. On vous invite par ailleurs a tej DGR de nos lieux et de nos luttes. Pas de transphobes, validistes, putophobes, oppresseureuses dans nos luttes !!

Adelphité <3

Des MINTs de Hors Dla Loire

https://deepgreenresistance.fr/2021/01/05/dgr-validiste-et-transphobe-reponse-aux-accusations-et-menaces-du-groupuscule-beaulieu-ecologiste/

https://deepgreenresistance.fr/2021/05/12/communique-2/

Nouvelles d’ailleurs : la Zad du Lien est occupée depuis le 6 juin

Près de Montpellier, le dimanche 6 juin soir, des militant.e.s se sont installé.e.s sur le tracé du L.I.EN : l’occupation s’est lancée, une Zad s’est ouverte !

Gros besoins de monde en soutien, de matos et de véhicules, venez filer la main et rencontrer les gens !

Et pour éviter toute confusion, on vous annonce dès à présent que nous allons adopter le nom de Gare aux Garrigues et qu’une nouvelle adresse mail sera lancée très prochainement.

Les dernières nouvelles de la Zad du lien :

SOIRÉE DE SOUTIEN – samedi 19 dès 19h Chez Oit

Une première soirée de soutien à la ZAD-tout-juste-déclarée. Ambiance guiguette festi-engagée => viens avec tes copain.es boire des coups, rencontrer de nouvelles têtes, te mettre à jour sur les actus et apporter… ton soutien 🙂 iels en ont besoin !

19h : Chorale queer de Montpellier
20h : Concert des Saxifrages
(duo poétique, ambiance slam tradi-punk – le fameux groupe du week-end féministe)
22h : DJ.e surprise

Pour aider les copaines installé.e.s, n’hesite pas à venir chargé.e.s de victuailles !
Besoin globalement de tout, mais surtout dans les prochains jours:

  • de quoi bricoler : palettes, matériaux en tout genre, outils, visserie
  • de quoi se protéger du chaud : foulard, vêtements, chapeau, lunette de soleil
  • de quoi dormir bien : tente, moustiquaire, duvet, matelas de sol
  • de quoi vivre bien : bidon d’eau, casseroles, cafetières,
  • de quoi manger l’été : conserves, légumes, thé, café, sucre, charcuterie et friandise (tout ce qui se conserve)
  • et …. des €€€ pour l’antirep ! Et un générateur électrique !

APÉRO-DÉBAT- vendredi 18 à 18h au Château de Grabels
« Les villages périphériques, condamnés à être des cités dortoirs des métropoles ? »

Autour d’un verre de l’amitié musical, suivi de la conférence sur le phénomène de métropolisation et plus précisément sur les enjeux et conséquences du L.I.E.N rd68 et son rôle dans l’extension de Montpellier. Organisé par le SOS Oulala et Grabels en Transition et avec la présence de :

Guillaume Faburel, Professeur d’études urbaines à l’université Lumière Lyon 2,  auteur des Métropoles Barbares (2019) et Pour en finir avec les grandes villes (2020)

Pour suivre l’actualité de la Zad du LIEN, abonnez vous à leur newsletter (zaddulien [at]lists.riseup.net) et vous pouvez également les suivre sur facebook (en attendant qu’ils aient un site web…), ou consulter le site d’infos locales près de Montpellier lepressoir-info.org/ du réseau Mutu.

Un week-end de mobilisation contre le projet destructeur Carnet placé sous le signe de la répression

Merci au collectif StopCarnet dont nous reprenons le compte-rendu du week-end du 5-6 juin 2021.

Organiser des évènements militants dans un contexte répressif et autoritaire devient extrêmement difficile et ce particulièrement en milieu rural où les luttes sont malheureusement souvent invisibilisées. La répression de nos évènements du week-end a dépassé tout ce que nous pouvions imaginer, nous obligeant à jouer constamment au chat et à la souris avec les dispositifs policiers et notre copain interpellé violemment est actuellement toujours en garde à vue.

Un très méchant pique-nique très réprimé

Samedi, nous avons organisé un simple pique-nique ainsi qu’une balade naturaliste en bord de canal afin de nous retrouver, d’échanger sur la lutte du Carnet et l’industrialisation de l’estuaire de la Loire.

Mais la mairie de Frossay a délivré des arrêtés municipaux pour interdire la circulation et le stationnement pour risque avéré de « rave party ».

(Si nous ne sommes pas contre la danse libre, il s’agissait seulement de manger des méchantes chips accompagnées de méchants bouts de pain, on nous y reprendra plus !)

Nous avons donc dû déplacer le lieu de notre pique-nique au dernier moment. En rejoignant le lieu de notre pique-nique, nous avons découvert un dispositif policier surréaliste : une vingtaine de camions de gendarmes mobiles encerclaient le Carnet, nous avons croisé 4 camions de gendarmes mobiles et nous avons été escortés par 4 motards.

Motards, camionnettes de gendarmerie  et voitures banalisées ont circulé régulièrement ou sont restés en stationnaire toute la journée pour effectuer des contrôles, décourageant ainsi les potentiel.le.s participant.e.s de nous rejoindre. Les gendarmes ont également relevé les plaques d’immatriculation des voitures présentes en cachette.

Certains gendarmes nous ont dit eux-mêmes ne pas comprendre ce qu’ils faisaient, ne pas vouloir répondre à nos questions et ne répondre qu’aux ordres.

Par ailleurs, lorsque nous avons évoqué la complicité de la gendarmerie lors de l’épandage des boues de station d’épuration sur la route du Carnet avant notre week-end de mobilisation fin août, un gendarme nous a dit qu’il s’agissait d’individus isolés ! (La mise en place de caméras de surveillance cachées et hyper sophistiquées dans des fausses pierres et faux tronc d’arbres est probablement également le fait de gendarmes isolés qui sont décidément bien nombreux !)

Heureusement, nous avons tout de même passé une belle journée sous le soleil aux écluses de Buzay et de chouettes échanges et liens ont pu émerger, en plus de renforcer notre solidarité !

Une manifestation champêtre sous haute protection policière

Nous étions 250 hier à manifester contre le projet du Carnet. Nous avons également dû préciser la localisation exacte de notre manifestation au dernier moment pour anticiper les potentiels blocages ou contrôles policiers. La haute surveillance policière, les nombreux camions de gendarmes mobiles, les contrôles par des gendarmes armés de fusil ou de FAMAS ainsi que les arrêtés municipaux interdisant la circulation et le stationnement ont eu raison de notre mobilisation alors que nous étions 1500 fin août.

Le cortège a rejoint Frossay dans une ambiance bon enfant mais sous la surveillance accrue des renseignements généraux et les prises de parole ont bien entendu été filmées de près. La manifestation s’est très bien déroulée et aucun dommage ni heurt n’est à déplorer.

Photos Collectif Stop Carnet et Suvann (nous vous encourageons à consulter ses magnifiques photos !)

Interpellation brutale et expéditive d’un membre du collectif Stop Carnet, paysan bio pacifique, dont les problèmes de santé étaient connus des services de gendarmerie

https://video.wordpress.com/embed/mfTBozKg?controls=0&preloadContent=metadata&hd=1

Alors que nous quittions la zone de stationnement après notre manifestation, 5 camions de gendarmes mobiles armés se sont garés sur le bas côté et sont venus extraire violemment un copain paysan bio de 62 ans d’un véhicule et l’ont interpellé puis jeté dans un fourgon. Cette extraction forcée par la gendarmerie est illégale et son interpellation ne fait que confirmer l’acharnement policier et judiciaire dont ce lanceur d’alerte dans le Pays de Retz est victime depuis des années. Par ailleurs, notre copain subit des problèmes de santé dont un coccyx brisé qui lui cause un arrêt de travail et les gendarmes sont bien évidemment au courant. Sa garde à vue a été prolongée à 48h, avec un risque de comparaître dès demain au tribunal.

Le médecin de garde qui l’a examiné en garde à vue atteste de « coups et blessures » et est choqué sans avoir assisté à la scène.

La trentaine de personnes qui souhaitaient partir de la zone de stationnement ont été nassé.e.s par plusieurs dizaines de gendarmes mobiles sans aucune raison.

Photos Collectif Stop Carnet et Suvann

Notre copain, est inculpé pour « menaces de crime ou délit envers un dépositaire de l’autorité publique », menaces que nous n’avons aucunement entendu pendant la mobilisation. En revanche, notre copain subit régulièrement des menaces de mort et intimidations et ses plaintes ne sont pas prises par la gendarmerie locale. https://terres-communes.zici.fr/surfpark-recit-des-faits-complet-de-la-journee-traumatisante-du-20-juillet-2019-et-appel-a-soutien-quand-une-milice-pilotee-par-la-fnsea-des-elus-et-protegee-par-les-autorites-expulse-violemment/embed/#?secret=2tv0zmvjoG

Plus d’infos sur ce que subit Hubert et d’autres lanceur/se-s d’alerte dans le Pays de Retz sur le blog du collectif Terres Communes et notre blog.

Nous sommes encore sous le choc face au terrorisme d’Etat qui nous est infligée. Un pique-nique et une manifestation bon enfant mais ultra réprimés qui montrent la violence d’un régime autoritaire et une impossible dissidence politique et contestation.

Nous nous battons contre un projet destructeur porté par les acteurs économiques et politiques en catimini.

Nous nous battons pour un monde digne et juste pour tous et toutes, pour une vie soutenable et contre l’effondrement de la biodiversité et le dérèglement climatique mais nous sommes pourtant considéré.e.s comme des terrroristes et des ultra-violent.e.s.

Les membres de notre collectif, les soutiens à la lutte et les riverain.e.s du Carnet subissent des vols d’hélicoptère au-dessus de leur domicile, des gardes à vue, des véhicules de gendarmerie devant leur domicile. Une véritable ZAD bleue a fait place aux barricades joyeuses et colorées de la ZAD du Carnet faisant peser des contrôles et un dispositif policier incroyable autour du Carnet.

Qui sont les terroristes et ultra violent.e.s ?

Combien d’argent public gâché au service d’un projet écocidaire et pour préserver les intérêts du Grand Port Maritime Nantes-Saint-Nazaire dont les conséquences sociales et environnementales détruisent l’estuaire de la Loire ?

Solidarité avec notre copain enfermé et les militant.e.s qui subissent une répression de plus en plus forte visant à décourager toutes formes de luttes !

De nouvelles formes de mobilisation vont prendre forme ces prochaines semaines afin de relancer notre lutte et garantir des espaces sécurisés pour celles et ceux qui souhaiteraient nous soutenir !

À bas l’Etat policier et à bas l’autoritarisme !

Pour que vive le Carnet libre et sauvage !

Nous sommes la Loire qui se défend et la Loire qui attaque !

Pour nous soutenir financièrement, merci d’avance :

https://www.cotizup.com/stopcarnet

Dans la presse :

https://actu.fr/pays-de-la-loire/frossay_44061/loire-atlantique-arrete-apres-la-manifestation-contre-le-projet-du-carnet-il-va-porter-plainte-pour-coups-et-blessures_42516407.html

Interpellation violente d’un militant de Stop Carnet d’une soixantaine d’années

RDV devant le commissariat de Pornic : lundi 7 juin à 16h

La terreur d’Etat monte en puissance au pays de Retz

Nous nous sommes retrouvé.es ce dimanche 6 juin pour une manifestation joyeuse et pacifique autour de la commune de Frossay, pour exiger l’abandon définitif du projet destructeur au Carnet.

Un dispositif démesuré nous attendait sud Loire pour encadrer cette manifestation pourtant jugée « bon enfant » : la zone était cadrillée par les gendarmes de Vue à Saint Brevin…
Tout ça pour 150 personnes qui défilaient dans la joie et la bonne humeur, en chantant.

Alors que la manifestation se dispersait, dans le calme et que les participant.es regagnaient leurs vehicules, cinq fourgons de gendarmerie mobile se sont déployés aux abords de la route, le long du parking.

Les manifestant.es n’osaient pas sortir en sortir en voiture de peur de se retrouver bloque.es ou interpellé.e.s .
Un membre du collectif stop carnet s’est alors avancé pour s’assurer que tout le monde allait pouvoir quitter les lieux sans contrôles. Les gendarmes lui ont affirmé que la voie était libre et lui ont garanti qu’ils n’allaient pas contrôler les personnes présentes.

La voiture qui conduisait ce copain de stop carnet s’est alors engagée et s’est retrouvée bloquée immédiatement par une ligne de gendarmes qui ont immobilisé le véhicule.

Les gendarmes ont ouvert les portes et ont saisi violemment le camarade de Stop Carnet pour l’arracher de la voiture. Ils l’ont plaqué brutalement au sol, lui ont passé les menottes, l’ont traîné sur plusieurs mettre pour le jeter a plat ventre dans une camionnette de gendarmerie, qui s’est empressée de déguerpir sur le champs, alors même qu’il n’était ni attaché ni même assis.

Mais qu’est ce qui justifie l’usage d’une telle violence ?
Qu’est ce qui justifie une interpellation si brutale ?

Le membre du collectif Stop Carnet est toujours en garde a vue a l’heure où nous écrivons ces lignes.

Un médecin a attesté la présence de coups et de blessures sur le prévenu.

Nous dénonçons ce climat de terreur qui règne contre les lanceurs d’alerte et militante.s écologistes au Pays de Retz depuis quelques années et qui ne fait que de semplifier.

Plus d’info a retrouver bientôt !

RDV devant le commissariat de Pornic : lundi 7 juin à 16h

Merci par avance pour votre soutien et votre solidarité.

MOBILISATION FESTIVE POUR UN CARNET LIBRE ET SAUVAGE – 5 & 6 JUIN 2021

MAJ 05/06 23h

🛑 Informations sur la mobilisation de demain, dimanche 6 juin 🛑

Malgré la répression sidérante subie lors de notre pique-nique, nous maintenons évidemment la manifestation de demain ! ✊

Les intimidations policières et étatiques ne nous font pas peur et ne nous font pas faillir : nous avons passé une belle journée sous le soleil autour des écluses de Buzay et de chouettes réflexions et liens ont émergés pour lutter contre le projet de zone industrielle du Carnet ! ❤️

La manifestation n’est pas interdite à Frossay et nous mettrons tout en œuvre pour que la mobilisation se passe bien demain et que nous puissions éviter tous types de contrôles, la solidarité est la plus belle des armes ! 🥰

Le lieu précis de la manifestation vers Frossay sera communiqué ici avant 14h, surveillez bien les informations, et n’hésitez pas à appeler au 0605817835 et/ou rejoindre l’infotrafflic en envoyant « hello » au numéro à partir de Signal : + 1 86 47 63 61 56 😊

Hâte de vous retrouver demain pour une manifestation joyeuse et festive et qu’on se batte ensemble pour un Carnet libre et sauvage et contre ce régime autoritaire ! ✊🌿🐦🦌

MAJ 05/06 : INFOS PRATIQUES À LIRE SUR LA MOBILISATION : CHANGEMENT DE LOCALISATION

Suite aux arrêtés préfectoraux interdisant la circulation et le stationnement aux alentours du point de rendez vous du pique nique prévu ce samedi 6 juin 2021,nous avons décidé de modifier le lieu du rassemblement pour qu’il puisse se dérouler le plus paisiblement possible.

Notre but est de nous retrouver et de faire de cette journée un moment de rencontres, de partage d’expériences et de connaissances autour de l’estuaire de la Loire et de son histoire.

Nous ne voulons pas laisser les forces de l’ordre gâcher ce rassemblement. Merci par avance de bien vouloir accepter ce petit changement de localisation.

Nous dénonçons les moyens démesurés mis en place pour interdire, bloquer et réprimer ce rassemblement pacifique et bon enfant.

L’helicoptere de la gendarmerie a survolé plusieurs fois hier les communes avoisant le carnet.
Des cars de gendarmerie mobile sont stationnés à Saint brevin dans l’attente du feu vert pour réprimer tout déplacement collectif jugé « subversif ».

L’état et la commune de Frossay font preuve une fois de plus d’une dérive autoritaire qu’il est important de contester.

Il y a urgence à manifester notre amour et détermination pour défendre l’île du Carnet.

Il y a urgence à ne pas céder à la peur ainsi instaurée, à la répression ainsi banalisée.

Laissons notre ardeur de vivre et notre determination prendre le pas sur leurs tentatives de criminalisation !

Ce dispositif pour réprimer un pique nique et une balade naturaliste est absurde.

Soyons nombreux.ses à nous retrouver ce matin !

Afin de ne pas inviter la gendarmerie au point de rassemblement, nous ne vous le delivrerons qu’au dernier moment.

RDV vers le Pellerin en direction du Canal de la martiniere, des indications vous guideront jusqu’au pique nique.

Une ligne d’info sera ouverte pour vous guider par téléphone si vous êtes perdu.e.s ou bloqué.e.s :
0605817835

Des infos pour la manifestation de dimanche seront en ligne sur les réseaux sociaux des aujourd’hui !

Mobilisons nous pour un Carnet libre et sauvage!

Les habitant·e·s de la ZAD du Carnet ont été expulsé·e·s mardi 23 mars par un dispositif répressif important, mais la ZAD reste elle bien là et vivante avec ses 400 hectares de zone humide et sauvage, ainsi que tou·te·s ses habitant·e·s non humain·e·s !

Le projet d’aménagement du Carnet est actuellement suspendu, aucun nouveaux travaux n’a pu avoir lieu depuis l’implantation de la ZAD du Carnet, aucune entreprise n’a manifesté l’envie de s’implanter au Carnet, grâce à la lutte que nous avons mené ensemble jusque là, mais il n’est pas annulé et nous devons resté·e·s vigilant·e·s et mobilisé·e·s.

Nous sommes tristes et en colère de l’expulsion des habitant·e·s de la ZAD du Carnet, mais nous restons tou·te·s déterminé·e·s à continuer la lutte pour un Carnet libre et sauvage, sans projet du Grand Port, ni gestion «écologique » de la zone par ce même Grand Port.

Nous proposons de se retrouver à Frossay le week-end des 5 – 6 juin pour un week-end de mobilisation festive afin d’enterrer définitivement le projet .

Programme

Samedi 5 juin
11h : pique nique. Rdv devant le Quai Vert à Frossay
14h : balade naturaliste au départ du Quai Vert à Frossay
Et toute la journée à partir de 11h: discussions notamment sur les suites de la lutte au Carnet et dans l’Estuaire de la Loire, la biodiversité sur l’Ile du Carnet et l’histoire coloniale du port

Dimanche 6 juin
14h00 : Manifestation pour l’abandon définitif du projet. Rdv dans le bourg de Frossay !

Pour les personnes venant de loin, si vous cherchez un hébergement ou bout de terrain où vous poser ou que vous pouvez accueillir des gens, c’est par ici !

Afin de limiter les risques liés au Covid sur place :

  • Apportez un masque avec vous et portez le lorsque vous serez en intérieur
  • Il y aura du gel hydroalcoolique à disposition

Nous tenons à nous excuser auprès des personnes ne pouvant prendre le risque de venir à cause de nos moyens anti-covid.

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Tant que le projet du Grand Port ne sera pas abandonné, il continuera de nous trouver sur son chemin pour l’empêcher de bétonner l’Ile du Carnet !

Nous sommes tou·te·s des enfants du Carnet !