Tentative de traduction de gazouillis d’un phragmite des joncs du coin

Pourquoi humains toujours
Détruisez-vous les joncs et les saules de nos nids ?
Nous ne réclamons rien
Que des joncs et des saules
Et des buissons touffus
Pour nos oisillons nus.

Déjà quand l’hiver vient
Suivant les lignes de pôles
Nos becs nourriciers
Peinent…
— Mais nous chantons quand même !

Les larves et les insectes savoureux
— de même que nos propres aïeux —
Sont ores bien moins nombreux…

Et des saules et des joncs
De nos nids nouveaux
Encore
Souhaitez-vous nous priver ?

Pour nous défendre de vous
— plumes, becs, ailes, enfants —
Nous n’avons rien…
Même nos chants, nos gazouillis, nos sifflements
Ne vous souviennent plus
Que nous sommes vivants…

Vivants !
Encore…
Quand vos actes souhaitent nos morts…

Pourtant
Nous ne réclamions rien
Que des joncs et des saules
Et des buissons touffus
Pour nos oisillons nus.

Image d’un Phragmite des joncs par Gabriel Buissard CC-BY-SA 3.0 (trouvée sur Wikimedia Commons)

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