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Le Village du Peuple de Donges est expulsé (15/10)

Le Village du Peuple lutte contre la bétonisation de 58ha de l’autre côté de l’estuaire de la Loire.

D’après nos informations, l’évacuation a duré de 8h à 12h30, heure où le dernier militant a été évacué. Plus de 300 gendarmes mobiles venant de Paris, Nantes, Saint-Nazaire et de Caen entre autres villes étaient mobilisés face à environ entre 20 et 40 soutiens. De nombreuses routes autour du Village du Peuple étaient bloquées et une déviation de la D100 avait été mise en place.

Plusieurs personnes ont été interpellé.es notamment pour refus de donner leur identité. Nous n’avons actuellement pas d’informations sur de potentielles gardes à vues.

Un rendez-vous de soutien a été donné ce soir à 18h au rond point du Méhan à Saint-Nazaire dans le but annoncé de bloquer le pont de Saint- Nazaire. Les gendarmes mobiles sont déjà positionnés des deux côtés du pont.

La commune de Rezé lundi(squat), la zad de Roybon mardi, le squat de l’ambassade à Nantes mercredi, le Village du Peuple ce jeudi, les expulsions s’enchaînent.

Nous souhaitons rappeler que la Zad du Carnet a besoin de soutien sur place en permanence afin de faire vivre le lieu et de le défendre.


Mise à jour 19/10

Quelques articles :

La caisse de soutien en ligne est lancée !

La mobilisation pour défendre l’île du Carnet génère des frais, que ce soit sur la zone occupée, pour la communication ou juridiquement. Une cagnotte pour supplémenter les dons directs faits à Stop Carnet vient d’être lancée en ligne, n’hésitez pas à la diffuser, ou à donner si vous en avez les moyens !

Tous les gestes de soutien sont les bienvenus et le financier en est un parmi d’autres, vous pouvez aller suivre les besoins concrets du moment sur zone sur la page “nous soutenir“, ou nous contacter pour plus de précision (zadducarnet@riseup.net) !

Les aides logistiques (mise à disposition de camion, d’eau ou de matériels de construction) ou présentielles sont toujours les bienvenues. Lien vers la cagnotte :

Retour rapide sur le chantier collectif du 9-10 octobre

Sur un week-end, nous avons bien avancé sur une cabane collective de 35m2 en plein milieu de la zone ! On a fini le plancher, la charpente, les murs (avec baies vitrées) et on a commencé la volige et le bardage. Bientôt nous ferons des chantiers terre-paille pour faire l’isolation et nous ferons la toiture (probablement en tôles). N’hésitez pas à passer la voir 🙂

Voici une photo :

Déclaration Commune de l’estuaire de la Loire

Cette déclaration commune est le fruit du travail d’une cinquantaine de personnes rassemblées au Village du Peuple (Donges, 44) lors d’une journée  d’apprentissage collectif sur les enjeux géopolitiques, industriels et écologiques autour de l’estuaire de la Loire. Elle a pour objectif de retranscrire toutes les contributions et de les assembler pour donner à voir et faire exister les nouveaux imaginaires de lutte qui émergent en cette fin d’année 2020.

Cette version est une première esquisse de synthèse, qui appelle des propositions de modification, jusqu’à ce qu’elle nous tienne ensemble, dans la diversité de nos luttes.

Considérant que :

– Les deltas, estuaires, zones humides, combinent une diversité de milieux et comptent parmi les zones les plus fertiles et riches en biodiversité au monde.

– Depuis quatre siècles, les logiques coloniales, productivistes et industrielles ont sculpté ces paysages, asséché les zones humides, figé la Loire et artificialisé ses berges.

– Le Grand Port de Nantes-Saint-Nazaire perpétue aujourd’hui l’appropriation de ressources des anciennes colonies : bois d’Afrique, soja et viandes d’Amériques du Sud, hydrocarbures

– Que les aménagements récents sont poussés par les intérêts financiers d’un cartel industriel et soutenus par des pouvoirs publics qui nient la pollution généralisée, méprisent le bien-être des populations locales, et organisent une désinformation généralisée en minimisant par exemple les risques de submersions futures et de catastrophes industrielles.

– L’industrie des énergies renouvelables, nouvelle vitrine verte du Port, se construit sur le même modèle extractiviste via l’appropriation exponentielle de terres arables, d’énergies fossiles, et de matériaux rares, issues principalement des anciennes colonies.

– Les récentes tentatives de communication des bétonneurs sur les « énergies vertes » ou encore leurs discours sur la « compensation écologique » et le « zéro artificialisation nette » dissimulent des pratiques d’exploitations toujours aussi toxiques pour les milieux, la poursuite d’une idéologie capitaliste et l’exclusion des populations locales des décisions concernant l’aménagement de leur territoire.

Nous déclarons:

Que cet héritage colonial du Port nous révolte, comme ses relents toujours présents sous de nouvelles formes : l’importation de productions industrielles délocalisées qu’elles soient agricoles, forestières ou technologiques, l’exploitation gazière et pétrolière qui constitue les 2/3 de la matière accostant au port, et l’exploitation minière, qui seraient impossibles sans une alliance entre les Etats au détriment des populations exploitées dans les anciens pays colonisés.

Qu’ensemble, nous voulons donc imaginer un territoire débarrassé de toutes ces activités néocoloniales et inventer collectivement d’autres relations maritimes.

Que nous voulons l’arrêt immédiat de la bétonisation, des importations de soja, gaz de schistes et bois tropicaux, de la fabrication d’engrais de synthèse. Que nous souhaitons l’arrêt à terme des activités gazières & pétrolières.

Nous rêvons:

D’une Loire ré-ensauvagée, où les activités humaines s’adaptent plus que ne s’imposent aux méandres, vagues et marées. De berges mouvantes, dynamiques, incontrôlables, à l’image du fleuve, et en opposition aux rives figées, sacralisées, dévitalisées que nous proposent les aménageurs.

De porter un autre regard sur les espaces qui nous entourent que celui, anxieux, du gestionnaire dominateur, de considérer autrement ces milieux que sur la seule base du profit que l’on peut en extraire.

D’une culture fleurissante, d’un foisonnement d’activités artisanales et artistiques. De maisons sur pilotis, de paquebots touristiques devenus théâtres, résidences universitaires et cantines populaires.

De mieux comprendre, de se relier et de s’intégrer affectivement aux différentes zones de l’estuaire.

De reconnaitre les richesses écologiques et les abondances naturelles de l’estuaire, de les valoriser grâce à des pratiques agricoles et piscicoles nourricières pour les populations locales.

De sortir des grandes villes, de s’organiser en archipel de communes libres, autonomes et résilientes.

Nous rêvons de rendre justice au fleuve, et de se battre pour sa libre-évolution, aux côtés d’autres espèces animales et végétales et à bord de radeaux pirates.

Nous décidons ensemble, dès maintenant :

D’inventer, localement, de nouvelles manières d’habiter l’estuaire, sans subir aucune décision d’aménagement venue de Paris, décidée dans les couloirs de multinationales.

D’orienter nos énergies vers la compréhension de toutes les richesses de ces milieux, et de les côtoyer pour développer des attachements sensibles à nos territoires.

De s’armer de connaissances intimes sur ces écosystèmes estuariens pour devenir capables de les défendre, d’y puiser des ressources rhétoriques et théoriques mais aussi d’y trouver des cachettes secrètes d’où lutter en guérilla, d’en faire des remparts mouvants et des marécages imprenables.

De nous réapproprier la gestion des forêts, des marais, des prairies, du fleuve et de ses berges. De défendre ces habitats précieux que sont la Loire et son estuaire, pour la faune et la flore qui s’y épanouit.

De refuser cette civilisation « hors-sol » qui nous est vendue, en s’enracinant sur ces territoires, vivant tels des roseaux et leurs oiseaux au rythme des crues, des récoltes et des migrations sauvages.

De décentraliser nos luttes pour être partout sur l’estuaire, dans une relation de défense-mutuelle.

De décoloniser nos imaginaires de lutte pour réinventer un nouveau rapport au monde et de nouveaux rapports sociaux émancipés de toutes formes de dominations et d’oppressions.

Face à cette poignée d’industriels qui nous impose la dégradation généralisée de nos espaces de vie :

Nous voulons être fortEs dans la lutte, tenuEs toustes ensemble dans nos diversités par les rives du même fleuve, et nourriEs par ses riches sédiments.

Nous voulons faire valoir nos intérêts communs d’êtres vivants fluviaux et terrestres et les défendre ardemment, comme la marée qui toujours revient.

Du Carnet à Donges, des quartiers de Saint-Nazaire aux fermes paysannes de Lavau, organisons l’auto-défense de l’estuaire !

Retour sur les 1ères rencontres pour la défense de l’estuaire

De part et d’autre de la Loire, à Donges, au Carnet, à Brais, à Savenay… il y a peu à Donges-est et à la vasière de Méan, l’estuaire continue d’être la cible des aménageurs industriels. Depuis plus d’un siècle, les autorités s’activent à la canalisation et à l’aménagement de ses rives contre la vie biologique, sédimentaire et populaire de ce fleuve.

Aujourd’hui que nous nous rendons compte collectivement et individuellement des drames impliqués par cette surproduction industrielle, ces accaparements de terres en cascade ou de la destruction des écosystèmes humides de ses rives, nous avons décidé de nous retrouver pour nous réapproprier notre territoire avec comme premier objectif : le comprendre pour mieux le défendre.

Cette première journée sur l’estuaire au Village du peuple a permis de creuser différents sujets précieux à nos yeux et tous liés à l’estuaire et à son activité potuaire sous forme d’arpentage. Sur la quarantaine de personnes présentes le matin, des petits groupes de 5 à 10 personnes se sont formés pour éplucher des documents préparés à l’avance et synthétiser ces lectures nourrissantes, afin de les transmettre au reste du groupe. L’idée était de se former collectivement à 4 sujets : la fonctionnalité écologique de l’estuaire et ses écosystèmes propres, l’histoire de son aménagement, les industries qui le composent (notamment celles à risque) et la gouvernance du Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire (GPMNSN), institution maîtresse dans l’aménagement de l’estuaire.

Sur la base de ces compréhensions collectives, nous avons ensuite échangé en petits groupes sur la vision que nous portons sur ce territoire aujourd’hui, ce qui nous révolte, ou nous donne de l’énergie pour lutter, ce qui nous ferait rêver ensemble et sur la stratégie que nous pourrions mettre en place pour défendre l’estuaire contre l’accaparement capitaliste industriel et tous ses effets.

L’équipe qui préparait la journée proposait d’utiliser les éléments sortis de ces discussions pour la rédaction d’une déclaration commune d’un estuaire en lutte, au Carnet, à Donges et sur tous les espaces sur lesquels le système a mis son dévolu oppressif. Ce texte devait décrire nos colères, nos envies, nos rêves et nos espoir. Il est toujours en chantier, finalement il le sera peut-être encore quelque temps jusqu’à ce qu’il nous lie toustes sur nos lieux estuairiens et que ses idées nous portent vers une lutte commune et multiple, créatrice et émancipatrice.

Du Carnet à Donges, des quartiers de Saint-Nazaire aux fermes paysannes de Lavau, organisons l’autodéfense de l’estuaire !

Nous sommes la Loire qui se défend !

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Les synthèses de la matinée seront bientôt affichées sur la ZAD du Carnet, peut-être dans une prochaine Cabane de l’estuaire !

La déclaration commune sera d’ici quelques jours publiée sur ce site !

Une liste mail de construction de la lutte de l’estuaire a été initiée, pour t’y mettre, inscris toi par ici !

Si tu es intéressé.e pour avancer sur l’enquête populaire de l’estuaire, envoie un mail à enqueteestuaire@riseup.net

Appel national commun à rejoindre l’estuaire de la Loire !

Le Grand Port Maritime de Nantes St-Nazaire cherche à s’accaparer les espaces de vie pour étaler son industrie de part et d’autre de la Loire.

D’un côté un bocage de 57 ha et un lieu de vie collective dans une anciennne ferme sont menacés : défrichement en cours, expulsion prévue début octobre. De l’autre, l’île du Carnet, haut lieu d’une lutte antinucléaire victorieuse des années 80-90, ré-ensauvagée depuis, aujourd’hui mosaïque de milieux secs et humides, qui risque d’être en partie remblayée et devant laquelle campent des dizaines de copaines depuis déjà une semaine.

Les enjeux politiques et économiques sont trop important pour le nombre que nous sommes actuellement. L’aménagement du Carnet relève d’une politique nationale de réindustrialisation massive de la France affichée par Macron depuis le 25 janvier 2020 à Versailles. Perdre le Village du Peuple serait une défaite symbolique importante face à ces monstres que sont les Grands Ports.

Les lieux sont prêts à accueillir, avec tentes, camions, cabanes etc, les réseaux locaux de ravitaillement et soutien sont en place.

Venez protéger ces espaces de vie humains et non-humains. L’alliance entre fauvettes, bruants des roseaux, pélodytes ponctuées, huppes fasciées, humains, crapauds, moustiques et autres espèces de l’estuaire s’organise !

Nous sommes la Loire qui se défend !

Communiqué | La Loire, une Zone à Défendre

Télécharger le communiqué en format PDF : La Loire, une zone à défendre

Lieu historique d’une lutte d’envergure nationale contre un projet de centrale nucléaire, l’île du Carnet et son bras du Migron sont aujourd’hui de nouveau la cible des aménageurs. A l’Est de la ville de Paimboeuf, sur la commune de Saint-Viaud, le Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire (GPMNSN) cherche à aménager 110 ha de zone naturelle en bord de Loire. Son objectif : créer une zone industrialo-portuaire dédiée notamment aux industries des énergies renouvelables.

Nous, collectif formé à la suite du weekend festif contre le projet organisé par l’association Stop Carnet, avons décidé d’occuper l’entrée du site naturel depuis lundi afin d’arrêter les travaux démarrés depuis déjà plusieurs jours.

Nous nous opposons à la destruction de cette zone de très grande importance en population de serpents, batraciens et oiseaux, et qui compose une mosaïque unique d’habitats de prairies sèches et roselières. Nous nous opposons au dragage de 250 000 m³ de sable de la Loire pour le comblement et le bétonnage de 51 ha de zones humides précieuses pour l’équilibre de l’écosystème de l’estuaire. Cet estuaire qui est notre lieu de vie, se transforme peu à peu depuis un siècle en un gigantesque port canalisé. Nous nous opposons à l’uniformisation de cette zone qui nous a émue par sa beauté et sa vivacité écologique.

Et la compensation écologique ? Cette question relève d’une mascarade. Il s’agirait de compenser la destruction de 110 ha de zone naturelle en réalisant des travaux sur le reste du site, soit les 285 ha restants de l’île du Carnet, zone déjà foisonnante. Comment oser parler de compensation ? Ces mesures sont non seulement une marchandisation du vivant et de milieux naturels, mais en plus une aberration en soi.

Concernant le terme du projet, qui serait lié aux industries des renouvelables, pouvons-nous croire en un modèle qui se construirait sur les ruines du monde vivant ? En un modèle présenté comme renouvelable mais reposant sur l’extractivisme de métaux et terres rares dans les pays de l’hémisphère sud. Cette industrie qu’on nous présente verte et écologique n’est autre que la vitrine d’une même culture : celle de l’accaparement des espaces de vie pour en faire des espaces productifs pour l’économie capitaliste.

Nous refusons cette fuite en avant énergétique et nous nous opposons à ces installations motivées plus par les intérêts de multinationales de l’énergie que par des choix désintéressés.

Le projet du Carnet fait parti d’un des 12 sites qui devraient être proposés clefs en main aux industriels, comme annoncé par le gouvernement en janvier dernier. Ils sont aujourd’hui 78. C’est contre cette réindustrialisation massive que nous nous organisons, mais aussi contre l’instrumentalisation de la création d’emplois mise en avant par le projet.

Aujourd’hui que les travaux démarrent sur les zones compensatoires pour retirer le dangereux Baccharis après 10 ans d’élaboration du projet, les voisins même les plus proches de la zone découvrent par notre présence l’industrialisation prévue et ses conséquences. Ce projet, qui prévoit déjà le remblaiement sur 50 cm de sable ne préviendra pas des submersions avec l’élévation du niveau des eaux lié au changement climatique mais constituera bien une zone à risque industriel de plus dans une région déjà bien pourvue en sites à risque. La tempête Xynthia avait déjà noyé une partie du site.

Cette occupation de l’espace public à l’entrée de l’île du Carnet constitue notre dernier recourspour défendre les roselières et leurs habitants de toutes peaux : à écailles, poils ou plumes. Ceux-ci ne peuvent résister seuls face aux bulldozers.

Sur cette Zone à Défendre (ZAD) nous avons en quelques jours construit une organisation collective qui s’attache aussi à lutter contre toutes les formes de domination, notamment sexiste et raciste. S’y retrouvent là des personnes de différents horizons et générations.

Nous demandons l’arrêt immédiat des travaux et l’abandon du projet du Carnet.

Nous sollicitons les riverain.es qui ne seraient pas déjà dans la lutte à venir nous soutenir et/ou à prendre contact avec le collectif Stop Carnet.

Nous lançons un appel à toutes les énergies disponibles pour cette cause à nous rejoindre, ou à apporter son soutien matériel ou médiatique.

Nous sommes la Loire qui se défend !

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Prochaines dates

  • samedi 13 septembre : Journée de réflexions et de convergence pour la défense de l’estuaire au Village du Peuple (rdv à partir du jeudi 10 septembre pour préparer)
  • dimanche 14 septembre : Perturbons le Forum Economique de Loire-Atlantique organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Nantes St-Nazaire dont l’un des ateliers porte sur la thématique : les enjeux du “Zéro Artificialisation Nette”

Dans le cas d’une expulsion, nous nous donnons rendez-vous le 3ème dimanche qui suivra l’expulsion pour une manif massive de réoccupation  !

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Liens

La ZAD du Carnet est implantée aux entrées de l’île du Carnet

La ZAD du Carnet s’est implantée le 31 août aux entrées du site du Carnet que le gouvernement et les industriels veulent convertir en zone industrielle. Nous ne quitterons pas les lieux tant que le projet ne sera pas abandonné. Pour maintenir et renforcer cette lutte nous avons besoin de soutien de tous !

Pour se renseigner sur le projet, savoir qui nous sommes et pourquoi nous sommes au Carnet : “Ce que l’on défend”

Vous pouvez nous soutenir de 1000 manières, quelques propositions sont indiquées sur la page “Soutenir la lutte”.

Vous êtes les bienvenus sur place pour découvrir le site, vous renseigner, nous rencontrer et participer aux actions. Les informations pratiques sont sur la page “Venir nous rejoindre”.

Ce site est en cours de construction : de nombreux textes avec photos vont être mis en ligne très prochainement…